111 ans se sont écoulés depuis la mort Theodor Herzl,le premier dirigeant juif des temps modernes, le 3 juillet 1904. Le précurseur de l’État d’Israël et l’un des fondateurs du mouvement sioniste.
Le chef du gouvernement israélien a participé ce mardi à la cérémonie officielle de commémoration du 111e anniversaire de la mort de Théodore Herzl, sur la tombe du fondateur du mouvement sioniste au mont Herzl à Jérusalem.
Il déclarait notamment : « cent onze ans se sont écoulés depuis la mort du fondateur de l’Etat…il rêvait les yeux grands ouverts, nous a menés vers la terre promise. Nous continuons à avancer sur cette voie, nous continuons à agir dans la lumière ».
C’est en 1896 que Theodor Herzl, né à Budapest, publie le livre visionnaire et précurseur du futur État juif : « L’État juif, recherche d’une solution moderne de la question juive ».
Un ouvrage qui a constitué le fondement intellectuel du futur État d’Israël, devant servir de refuge et de patrie aux Juifs persécutés d’Europe, État n’ayant finalement vu le jour qu’en 1948.
Herzl définira le Sionisme comme le Retour à la Judéité comme condition du Retour en Israël, c’est-à-dire la prise de conscience de l’identité juive. Théodore Herzl avait parfaitement compris que le problème auquel les Juifs étaient confrontés était avant tout un problème d’identité, et c’est cela qui le rend tellement actuel.
Le Sionisme est devenu un mouvement politique avec le premier congrès sioniste en 1897, organisé par Theodor Herzl. La conférence a transformé un mouvement «intellectuel», dispersé à travers l’Europe, en une force politique, et a fourni un objectif clair: la création d’un foyer national pour le peuple juif dans sa terre ancestrale, garanti par le droit international.
Pour Theodore Herzl, Sion était le lieu par excellence de la synthèse entre les dimensions particularistes et individualistes du peuple juif.
La première étape sur la voie de la réalisation d’un foyer national juif a été la Déclaration Balfour. Dans ce document, le gouvernement britannique a promis de soutenir la création d’un foyer national pour le peuple juif en Palestine, une région occupée par l’Empire Ottaman. Si la déclaration Balfour a été incorporée à la Société des Nations dans son mandat pour la Palestine en 1922, elle est devenue plus tard droit international.
L’Organisation des Nations Unies a hérité des obligations de la Société des Nations. Par conséquent, l’Etat d’Israël est le résultat d’une promesse garantie par le droit international, et non pas une “entité illégale” comme le prétendent les anti-sionistes.
Le 3 juillet 1904, sans que l’objectif de toute sa vie ait vu le jour, Theodore Herzl meurt près de Vienne des suites d’une déficience cardiaque. Il est clair que Herzl serait ravi de voir que l’État d’Israël existe avec son gouvernement démocratique et ses infrastructures.
« Herzl a rêvé de l’État des Juifs, où ces derniers pourraient exercer leur droit de définition de leur identité propre, sans toutefois s’y limiter, mais en aspirant plutôt à en faire un État fondé sur des valeurs juives et humaines, où l’amour d’Israël et l’amour de l’Homme se côtoieraient » a dit le Président Réouven Rivlin lors de la cérémonie officielle.
M. Rivlin ajoutait : « Nous ne devons ni nier la vision de ‘l’État des Juifs’ ni en avoir honte. Nous n’avons nullement besoin de recherches historiques pour lutter contre ceux qui noircissent l’image d’Herzl. Il nous suffit d’accomplir sa vision à travers nos actions. Une vision d’égalité défendant l’identité juive et démocratique de l’État, ainsi que l’honneur et l’identité de tous ses résidents. »
Le Président a, par ailleurs, fustigé le vice-ministre de l’Intérieur Yaron Mazouz, qui a déclaré le 24 juin dernier à l’attention de ses collègues arabes israéliens de la Knesset :
« L’État d’Israël vous fait un cadeau en vous donnant la carte d’identité du pays. » M. Rivlin a condamné les propos de M. Mazouz, soulignant :
« Quiconque estime qu’il fait une faveur à quelqu’un en donnant aux Arabes d’Israël la nationalité israélienne s’exprime de manière complètement contradictoire avec la vision d’Herzl. »
Souhail Ftouh

