Alors que la messe de minuit approche, que tous les chrétiens du monde s’apprêtent à se tourner vers Israël pour se remémorer des temps immémoriaux, il faut se rappeler qu’Israël est la terre qui abrite les lieux les plus sacrés du Christianisme dont l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem, lieu de la crucifixion et de la résurrection de Jésus, la basilique de l’Annonciation à Nazareth; l’église de la Nativité à Bethlehem en Cisjordanie; le Cénacle et la Via Dolorosa.
Israël possède de nombreux sites qui sont considérés comme saints par les trois religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islam).
Parmi les lieux saints d’Israël importants pour la chrétienté, on peut entre autre autres citer : la Via Dolorosa, le Cénacle et la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem ; la basilique de l’Annonciation à Nazareth ; le mont des Béatitudes, Tabgha et Capharnaüm près du lac de Tibériade (mer de Galilée).
La liberté d’accès et de culte est assurée à tous. « Les lieux saints seront protégés de profanation et autre violence, ainsi que de tout ce qui serait susceptible d’entraver la liberté d’accès des membres des diverses religions aux lieux qui leur sont saints, ou d’offenser leurs sentiments envers ces lieux. » (Loi sur la protection des lieux saints, 1967).
Depuis le 16 s. des membres des églises dites monophysites se rapprochent de Rome et forment les églises uniates: les Grecs catholiques, les Coptes catholiques, les Catholiques arméniens.
Les Églises catholiques romaines et uniates ont une représentation en Israël. Ils sont en communion avec Rome et reconnaissent la primatie et l’autorité spirituelle du pape (auquel revient, comme évêque de Rome, l’ancien patriarcat d’Occident). A l’heure actuelle, le patriarcat latin de Jérusalem est dirigé par un évêque ayant titre de patriarche. Il est secondé par trois vicaires résidant à Nazareth, Amman et Chypre. Ces dernières années, un quatrième vicaire est chargé des congrégations hébréophones en Israël.
Deux Églises nationales orthodoxes orientales ont aussi une représentation en Israël : la russe et la roumaine. En union avec le patriarcat grec orthodoxe, elles sont placées sous l’autorité locale de celui-ci. Depuis 2001, ces deux Églises proches se sont engagées dans un processus de rapprochement et de réconciliation, marqué en 2007 par la signature officielle à Moscou de l’Acte de l’Unité canonique.
Les Églises protestantes sont aussi présentes en Israël. La reine d’Angleterre et le roi de Prusse décidèrent en 1841de fonder, à Jérusalem, un épiscopat protestant commun anglicano-luthérien. Le projet prit fin en 1886, mais l’office fut maintenu par l’Église d’Angleterre, qui nomma, en 1957, son représentant à Jérusalem au rang d’archevêque. Cette situation cessa en 1976, avec la création de la nouvelle Église épiscopale protestante (anglicane) de Jérusalem et du Moyen Orient. Le siège de l’évêque anglican de Jérusalem se trouve en la cathédrale Saint-Georges-le-Martyr, entretenue par l’Eglise d’Angleterre, qui en nomme le doyen.
Cette communauté attira de nombreux membres arabophones, pour la plupart des anciens élèves des écoles et autres établissements tenus par les églises et associations luthériennes allemandes.Les fidèles arabophones ont, depuis 1979, leur propre archevêque, indépendamment de la petite communauté germanophone et de l’Église luthérienne d’Allemagne.
L’Église de Jésus-Christ des Saints du dernier jour (Mormons) a établi en 1886 une petite communauté à Haïfa, et en 1972 à Jérusalem. Parmi les membres de cette Église, on compte aujourd’hui les étudiants du Centre d’études hiérosolomytain du Proche-Orient, une branche de l’université Brigham Young de Provo, Utah, USA. Outre les Eglises déjà citées, il en existe quelques autres en Israël, confessionnelles protestantes, et peu importantes numériquement.
L’Ambassade chrétienne internationale de Jérusalem fut fondée en 1980 pour exprimer le soutien apporté à Israël et à Jérusalem, sa capitale éternelle, par des chrétiens du monde entier. Il s’agit d’un centre où les chrétiens de tous pays peuvent acquérir une approche du pays aux temps bibliques mais aussi d’Israël, nation moderne. Le réseau international de cette Ambassade comprend des bureaux et des représentants dans plus d’une cinquantaine de pays.
Jusqu’au siècle dernier les franciscains étaient quasiment les seuls responsables de la pastorale en Terre Sainte. Chaque paroisse avait son école pour étendre son rayonnement.
Depuis un siècle le Saint Siège a rétabli le Patriarche latin et lui a confié la charge pastorale. Les franciscains conservent cependant les paroisses de Jérusalem, Bethléem, Nazareth, Jéricho, Cana, Jaffa et Saint Jean d’Acre. Chaque paroisse entretient jusqu’à ce jour son école. De plus les écoles paroissiales féminines sont confiées par la Custodie aux religieuses de St Joseph de l’apparition.
Des milliers de pèlerins chrétiens venus du monde sont arrivés déjà à Jérusalem pour passer Noël. Pour la première fois, Israël a autorisé 200 chrétiens originaires de pays arabes, avec lesquels il n’entretient pas de relations diplomatiques (à l’exception de l’Égypte et la Jordanie), à entrer sur le territoire israélien par la frontière jordanienne.
Pour les chrétiens, Jérusalem est une ville de lieux saints associés aux épisodes de la vie et du ministère de Jésus ainsi qu à l’histoire des débuts de l’Eglise apostolique. Ce sont des lieux de pèlerinage, de prière et de dévotion. Les traditions identifiant certains de ces sites datent des premiers siècles du christianisme.
Tous sont venus à Jérusalem pour dire d’une façon clair et audible: Jérusalem est la capitale du Peuple Juif, tel qu’il est mentionné dans la Bible. Jérusalem est aimée par les juifs et les chrétiens, qu’il en soit ainsi pour toute l’éternité et pour la ville de Jérusalem unique et indivisible.
Que Dieu Bénisse Jérusalem
Ftouh Souhail
