La Hongrie s’est jointe à plusieurs autres pays qui ont exprimé leur opposition à l’action de la CPI contre Israël.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yisrael Katz, a remercié la Hongrie pour son soutien après avoir reçu une lettre du ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, Péter Szijjártó, déclarant que la Cour pénale internationale (CPI) n’était pas compétente pour juger une affaire contre Israël.

Dans cette lettre, M. Szijjártó a souligné que la Hongrie « partage les préoccupations d’Israël concernant la politisation de la Cour et l’atteinte à la souveraineté nationale par la Cour pénale internationale », a déclaré le ministère israélien des Affaires étrangères.

« Nous pensons que votre position concernant l’absence de compétence de la Cour pénale internationale dans le cas donné est justifiée », a écrit Szijjarto.

Szijjarto a ajouté que Budapest a « constamment lutté contre les campagnes visant à créer une image négative de l’Etat d’Israël dans différentes organisations internationales telles que l’ONU ou l’UE ».

M. Katz a exprimé sa « gratitude et son appréciation pour la position de la Hongrie, qui est conforme aux valeurs du droit et de la justice ainsi qu’aux excellentes relations entre les deux Etats ».

Il a également remercié les diplomates israéliens qui contestent la décision du procureur de la CPI et leur a donné pour instruction de continuer à contester la décision.

Le procureur de la CPI, Fatou Bensouda, a annoncé en décembre qu’après la conclusion d’un examen préliminaire, « tous les critères statutaires prévus par le Statut de Rome pour l’ouverture d’une enquête ont été remplis » pour ouvrir une enquête contre Israël.

Israël a fait valoir que la CPI « n’est manifestement pas compétente » parce que seuls les États souverains peuvent déléguer leur compétence pénale à la CPI, et que l’Autorité palestinienne (AP) « ne répond manifestement pas aux critères d’un État en vertu du droit international et du Statut fondateur de la Cour ».

De plus, l’affirmation selon laquelle l’AP a adhéré au Statut de Rome, le traité qui a établi la CPI, « ne répond pas, ni ne peut remplacer, le critère de fond exigeant que la compétence pénale ait été déléguée à la Cour par un État souverain ayant un territoire défini ».

La Hongrie s’est jointe à plusieurs autres pays qui ont exprimé leur opposition à l’action de la CPI contre Israël.

L’Allemagne a déclaré que la recevabilité d’une enquête de la CPI contre Israël est « douteuse ».

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré que les États-Unis « s’opposent fermement à cette enquête injustifiée qui vise injustement Israël. Le chemin vers une paix durable passe par des négociations directes ».

Un porte-parole du ministère australien des Affaires étrangères a déclaré à J-Wire que le pays « est préoccupé » par la décision de la CPI.

« La position de l’Australie est claire – nous ne reconnaissons pas un soi-disant ‘État de Palestine’ et nous ne reconnaissons pas qu’il existe un tel État au Statut de Rome de la CPI », a déclaré le porte-parole.

Source : https://unitedwithisrael.org/hungary-backs-israel-at-international-court-blasts-palestinians-politicized-case/

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