Un sondage national en Allemagne, réalisé par Greenberg Quinlan Rosner Research du 12 au 19 janvier 2011 , montre que 76 pour cent des Allemands approuvent l’application des sanctions économiques contre l’Iran et 57 pour cent s’opposent à ce que le gouvernement allemand reconnaisse la déclaration unilatérale d’un État palestinien.

Angela Merkel qui était en visite en Israel au début de la semaine , devrait expliquer au peuple allemand et aux autres Européens les pièges d’une déclaration unilatérale d’un État palestinien le long des frontières de 1967 ou toute autre action unilatérale, quel que soit le côté. Et elle doit diriger l’opposition à une campagne palestinienne consistant à rassembler le soutien en Europe à une telle déclaration unilatérale.

Les américains s’opposent aussi à la proclamation d’un État palestinien car il s’agit d’une violation des accords d’Oslo. En décembre 2010 L’Autorité palestinienne a regretté une résolution de la chambre des Représentants américaine qui condamne toute déclaration ou reconnaissance unilatérale d’un État palestinien.  »

En 1999, les Palestiniens ont déjà évoqué la possibilité d’une déclaration unilatérale et ils ont fait valoir que l’accord intérimaire d’Oslo signé en1994 n’était plus valable après cinq ans.

Il est à noter que si Israël ou les Palestiniens avaient agi unilatéralement et initié un changement du statut juridique de la Judée Smarie , cela aurait été une violation substantielle de l’engagement principal des accords d’Oslo.

En se basant sur la proclamation d’Arafat en 1988, l’Etat palestinien existe déjà et il n’y a nul besoin d’une nouvelle proclamation à ce sujet en 2011. Il faut rappeler qu’Arafat a proclamé la création de l’Etat palestinien le 15 novembre 1988 lors de la réunion du Conseil national palestinien à Alger.

L’Assemblée générale de l’ONU a aussi adopté le 15 décembre 1988 une résolution rappelant la proclamation de l’Etat palestinien par le Conseil national palestinien et 104 pays ont voté pour.

Des responsables de l’Autorité palestinienne œuvrent sur la scène internationale afin de rendre les zones cédées « Judenrein », c’est-à-dire totalement vidée de présence juive, alors qu’en même temps, Israël continuerait à compter dans sa population un million et demi d’Arabes qui revendiquent de plus en plus leur « palestinité ».

Le Fatah et encore moins le Hamas ne veulent la paix au Proche-Orient et ne la voudrons jamais tant que le dernier juif n’aura pas été jeté à la mer.
Seul un accord négocié peut conduire à un État palestinien viable aux côtés d’Israël dans la paix et la sécurité.

Ftouh Souhail, Tunis

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