Lorsque le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a visité le Canada, cette semaine avant de se rendra ensuite à l’Assemblée générale de l’Onu à New York, il a eu l’assurance que Le Canada ne soutiendra pas une la déclaration unilatérale de la Palestine à L’ONU
Au Canada, le chef de la diplomatie israélienne a rencontré son homologue John Baird.
Evoquant la proclamation unilatérale attendue de l’Etat palestinien, il a indiqué : »Il n’y a pas lieu de menacer, mais je peux dire avec assurance que si cette résolution unilatérale passe, elle aura des conséquences douloureuses et graves’
Le premier ministre canadien Stephen Harper a annoncé déjà qu’il s’opposera à la demande d’adhésion d’un État de Palestine aux Nations unies, prévue ce vendredi
« Notre position n’a pas changé. La seule solution au conflit du Proche-Orient doit être issue de négociations et d’un accord entre les deux parties », a déclaré le 13 juillet 2011 la porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, Chris Day. « Un des deux Etats doit être un Etat juif et reconnu comme tel, et l’Etat palestinien doit être démilitarisé », a poursuivi la porte-parole.
A New York, Avigdor Lieberman s’entretiendra avec le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon et de nombreux homologues, dont le chef de la diplomatie russe, espagnole, et britannique. Il soulignera à ses homologues que pour conserver une chance d’accord avec les Palestiniens, il faut absolument rejeter l’initiative unilatérale de reconnaissance de leur Etat.
Le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman a affirmé le 14 septembre 2011 que l’Etat d’Israël et ses derniers gouvernements ont réalisé des concessions généreuses à l’égard des Palestiniens, mais ces gestes n’ont pas apporté la paix. »Aucune concession ne nous a apporté la paix. Ces générosités sont interprétées comme allant de soi et non comme des gestes de bonne volonté, mais plutôt comme une faiblesse ».
Le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon a prévenu le 15 septembre 2011 qu’une demande d’adhésion d’un Etat de Palestine à l’ONU marquerait la fin de tous les accords conclus avec les Palestiniens. « Si les Palestiniens prennent une telle décision unilatérale, cela signifiera l’annulation de tous les accords, libérera Israël de tous ses engagements et les Palestiniens en porteront l’entière responsabilité », a affirmé M. Ayalon à la radio Reshet Bet shel Kol Israël.
Ftouh Souhail
