Quatre membres du Congrès américain issus du Parti démocrate ont exhorté le président américain Barack Obama à libérer le citoyien israélien Jonathan Pollard, emprisonné aux États-Unis depuis plus de 23 ans.

Cette semaine le quotidien britannique Guardian dans son édition du 20 septembre a aussi rapporté que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a proposé d’étendre le moratoire sur la construction dans les territoires disputés en échange de la libération d’un homme condamné aux Etats-Unis pour espionnage.

Le quotidien britannique, qui cite la radio de l’armée israélienne et des médias locaux, écrit le 20 septembre dernier que Netanyahou s’est adressé «discrètement et non-officiellement» à l’administration Obama pour proposer l’accord, qui prévoit des concessions dans les négociations de paix en échange de la liberté de Jonathan Pollard, un ancien analyste de renseignement de la Navy américaine condamné pour espionnage en 1987.

Jonathan Jay Pollard, né le 7 août 1954 à Galveston (Texas), est un citoyen des États-Unis d’origine juive a été condamné à perpétuité aux États-Unis pour espionnage au profit d’Israël.

Pollard travaillait depuis novembre 1979 pour la marine américaine en tant qu’officier de renseignement. En 1985, les supérieurs de Pollard au Naval Anti-Terrorist Alert Center de Washington s’en méfient, car des piles de renseignements protégés et sans lien avec son travail sont régulièrement trouvés dans son bureau. Le FBI est bientôt mis sur sa piste et l’interroge en novembre 1985. Quelques jours plus tard, il tente de fuir avec son épouse en réclamant l’asile politique, qui leur sera refusé, auprès de l’ambassade israélienne. Ils sont subséquemment appréhendés par le FBI.

Inculpé pour « transfert d’informations classifiées à un pays allié, sans intention de nuire aux Etats-Unis », il plaide coupable à l’accusation d’espionnage le 4 juin 1986, est condamné à la prison à vie le 4 mars 1987 et est toujours derrière les barreaux à ce jour, malgré plusieurs demandes de libération formulées par Israël.

Pollard a reçu la citoyenneté israélienne en 1998. Cette même année, il est admis, dans une déclaration du premier ministre d’alors, Benjamin Netanyahu, que Pollard opére pour les services secrets israéliens.

Ces dernières années, la sévérité de sa punition a été reconnue par plusieurs personnalités, dont le Secrétaire à la Défense, Caspar Weinberger, qui avait au départ fortement insisté sur la gravité de ses actes.

A l’automne 1998, le Président Clinton promit de libérer Pollard. Cette promesse fut un élément essentiel dans l’avancement des négociations israélo-palestiniennes. Au dernier moment, alors que le monde avait les yeux rivés sur la cérémonie de signature à Washington, Clinton renia sa promesse et refusa de libérer Pollard.

Les américains préfèrent libérer des tueurs islamistes complices dans de nombreux attentats qu’un petit Juif qui les a ridiculisé. Vingt trois ans ce n’est pas suffisant pour le faire expier selon eux et ce n’est pas Hussein Obama qui sera plus clément que les autres.

Bien qu’ils soient retenus par deux entités opposées, nous devons lutter pour la liberté de Jonathan Pollard et de Guilad Shalit ! Tous deux sont victimes de la carence du monde libre face aux méthodes abjectes des ennemis d’Israel.

Ftouh Souhail

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