Le metteur en scène britannique Mike Leigh a annulé une visite prévue en Israël pour protester contre un projet de loi contraignant les candidats à la citoyenneté israélienne de prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
Mike Leigh, 67 ans, qui est juif, a indiqué qu’il annulait sa participation pendant une semaine fin novembre aux activités de l’établissement, dans une lettre adressée à Ronen Schorr, directeur de l’école de Cinéma et Télévision Sam Spiegel de Jérusalem, et publiée lundi sur le site de l’école.
Durant ce séjour, il devait aussi rencontrer des étudiants et des enseignants palestiniens en cinéma. « J’ai toujours éprouvé des réserves concernant ma venue, en particulier après le catastrophique raid (de la marine israélienne) contre la flottille » en partance pour forcer le blocus israélien de Gaza, qui a tué en mai neuf Turcs parmi les passagers d’un ferry, écrit-il.
Loin d’être isolée, cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de boycottage.Les tentatives de créée un isolement culturel autour de l’État hébreu semble avoir pris une dimension nouvelles ces dernières mois. Plusieurs grands noms du rock international, comme le groupe américain Pixies et les groupes britanniques Gorillaz et Klaxons, ont annulé début leurs concerts en Israël .En Europe, plusieurs manifestations culturelles ont été déprogrammées et le plus honteux c’est qu’ un artiste soit-disant juif participe cette fois à cet apparthaid culturel contre de l’État hébreu.
L’idée d’un « boycottage culturel » avait déjà été évoquée après l’offensive militaire israélienne Plomb durci lancée à l’hiver 2008-2009 dans la bande de Gaza contre les lanceures des roquettes .
Encouragée par la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), lancée en 2005 par des propagandistes palestiniens financés par des pays arabes , elle s’inscrit dans une stratégie plus large consistant à exercer sur Israël des pressions économiques, académiques, culturelles et politiques.
Ftouh Souhail
