Un site internet iranien a annoncé la condamnation à plus de 19 ans de prison d’un bloggeur de nationalité canadienne et iranienne, Hossein Derakhshan, pour collaboration avec des nations hostiles, ainsi que de propagande contre le gouvernement, et d’insultes contre des personnalités religieuses islamiques.

Il faut préciser que le blogueur iranien risquait la peine de mort. Hossein Derakhshan a été condamné pour coopération avec des pays ennemis, propagande contre le pouvoir, promotion de groupes contre-révolutionnaires et insulte à l’islam et aux figures religieuses. A souligner que Hossein Derakhshan avait effectué plusieurs visites en Israël. Il est par ailleurs considéré en Iran comme l’un des protagonistes responsable de l’explosion du phénomène Internet en Iran.


Toronto 2006 : Hossein Derakhshan

Le Canada a annoncé etre préoccupé par l’annonce de la condamnation du blogueur .Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, s’est dit vivement préoccupé par des informations en provenance d’Iran annonçant la condamnation de ce blogueur canado-iranien à plus de 19 ans de prison.
« Si c’est vrai, c’est complètement inacceptable et injustifiable », a déclaré M. Cannon, dans un courriel à l’AFP. « Nos responsables tentent d’obtenir confirmation de ces informations auprès de Téhéran », a-t-il ajouté.

Il faut préciser que le blogueur iranien qu’il risquait la peine de mort .En juin 2010 Hossein Derakhshan avait visité Israël a été inculpé par un tribunal de Téhéran il a retenu contre lui les chefs d’accusation de coopération avec l’ennemi, de diffusion de propagande contre le régime iranien, et d’outrages à des dignitaires religieux et à des dirigeants, et notamment au président Ahmadinejad. Derakhshan a été arrêté en 2008 à son retour d’exil du Canada. Les médias avaient annoncé au préalable qu’il serait accusé d’espionnage.

Irano-Canadien de 35 ans, surnommé le Blogfather (père des blogueurs) iranien, Hossein Derakhshan, est depuis trois ans au confinement solitaire à la prison politique d’Evin, où il serait victime de pressions visant à le forcer à des aveux.
Toujoursbdans le cadre la répresion du régime, le journaliste réformateur iranien Issa Saharkhiz a été de sa part condamné à trois ans de prison pour propagande contre le régime islamique alors qu’un quotidien réformateur et un hebdomadaire de province ont été interdits.

Selon le site d’opposition Sahamnews ? Issa Saharkhiz a été condamné pour « insulte au guide suprême et propagande contre le régime », à 3 ans de prison ferme, 5 ans de privation d’exercer le métier de journaliste et un an d’interdiction de quitter le territoire iranien.

Depuis la réélection du président dictateur Ahmadinejad, de nombreux journaux réformateurs ont été fermés et des dizaines de journalistes arrêtés et condamnés à de lourdes peines de prison.

En août 2009, la journaliste Fariba Pajooh ( en photo) etait victime de la barbarie du régime. Malgré la censure et le filtrage renforcé de l’Internet en Iran, elle avait osé y évoquer les viols de jeunes manifestants ou la fermeture imposée du syndicat des journalistes.


Fariba Pajooh

Aujourd’hui, la jeune journaliste en paye le prix fort. Incarcérée depuis 13 mois mois dans la tristement célèbre prison d’Evine, elle est condamnée au silence. Dans sa cellule aux murs épais, elle attend son jugement, dont elle ignore les tenants et les aboutissants.

Fariba n’est toujours pas passée devant le juge. Nehmat Ahmadi, un de ses deux avocats, n’a toujours pas obtenu le droit de rendre visite à sa cliente.

Son cas n’est malheureusement pas isolé. Arrêtés au début de la contestation, des centaines de détenus – dont 23 journalistes – font toujours la queue dans les couloirs encombrés de la justice iranienne qui les accuse d’avoir voulu fomenter une «révolution de velours».

Cette semaine aussi une militante iranienne des droits de l’Homme, Nasrin Sotoudeh, a été arrêtée pour « propagande contre le régime », a indiqué jeudi son avocate. Un avocat réputé qui avait défendu des membres de l’opposition a été aussi arrêté à Téheran sous prétexte qu’il diffuserait de la propagande contre le système en place.

L’Iran a condamné enfin à deux ans de prison Jinous Sobhani, une ancienne conseillère de la militante des droits de l’Homme et prix Nobel de la paix, Shirin Ebadi,
L’Iran, un pays qui bafoue constamment les droits de l’homme.

Depuis que le nazi-islamiste Mahmoud Ahmadinejad a pris le pouvoir en 2005, la condition des droits de l’Homme en Iran s’est considérablement dégradée.

Ftouh Souhail, Tunis

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