L’ambassadeur britannique Matthew Gould a tenu à rassurer les craintes de la communauté juive suite à l’annonce faite par le Royaume-Uni d’élever le statut de la délégation palestinienne à Londres au rang de mission.
« Il ne s’agit nullement d’une étape vers la reconnaissance d’un Etat », a déclaré Gould lors d’une réunion des Européens en faveur d’Israël, menée au siège de l’Agence juive, à Jérusalem.
Les américains s’opposent aussi à la proclamation d’un Etat palestinien car il s’agit d’une violation des accords d’Oslo.
Des responsables de l’Autorité palestinienne oeuvrent sur la scène internationale afin de faire reconaitre leur peusedo Etat. Les Palestiniens ont travaillé dur pour porter un coup fatal au cadre des accords établis. Pour l’heure, le Brésil, l’Argentine, la Bolivie, l’Equateur, L’Uruguay, le Paraguay, le Chili et le Pérou ont déjà reconnu l’Etat palestinien
Puis ce sera l’heure de l’Asie, de l’Afrique et des pays de la Caraïbe, a déclaré à la presse le ministre palestinien des Affaires étrangères Riad el-Maliki.
Le Danemark a décidé cette semaine d’élever le statut de la représentation palestinienne à Copenhague de « délégation » à « mission », a annoncé le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen lors d’une conférence de presse avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
« Nos relations bilatérales sont excellentes et pour cette raison, j’ai le plaisir d’annoncer la décision de notre gouvernement d’élever le statut de la représentation palestinienne au Danemark » au rang de mission, a déclaré le chef du gouvernement danois.
Le Danemark est le sixième pays de l’Union européenne à agir de la sorte après la France, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal et dernièrement lundi, le Royaume-Uni. La Norvège, non membre de l’UE, avait fait de même en décembre, et donné au représentant palestinien le titre de chef de mission avec rang d’ambassadeur.
Le 13 décembre 2010, le vice-ministre des Affaires étrangères israélien, Danny Ayalon, a tenu une conférence de presse devant environ 20 journalistes étrangers en provenance des pays d’Amérique latine. Il a également mentionné les efforts palestiniens pour améliorer leurs relations diplomatiques, la guerre diplomatique contre Israël sur les fronts internationaux, et en particulier sur le continent latino. Mais il a surtout parlé de la tentative d’imposer d’un état palestinien sans parvenir à un accord avec Israël.
Il a exprimé l’espoir les autres pays du continent qui n’ont pas reconnu l’état palestinien, ne le feront pas avant la signature d’un accord de paix. Il espère que ces nations pourront faire comprendre aux palestiniens que la seule solution du conflit réside en de réelles négociations, sans arrière pensée de violence ou de haine .Il a souligné qu’un Etat palestinien ne se créera pas dans des déclarations faites par Buenos Aires ou Brasilia, mais plutôt par des négociations avec le gouvernement juif de Jérusalem.
Le 10 novembre 2010, La Knesset a voté contre la déclaration unilatérale un État palestinien .La Knesset a approuvé par 43 voies pour et 21 contre une résolution stipulant qu’Israël s’oppose à toute déclaration unilatérale d’indépendance de l’Autorité palestinienne.
L’Autorité palestinienne peut proclamer ce qu’elle veut, elle n’en sera pas moins ce qu’elle est aujourd’hui. Rien de moins. Mais rien de plus. Les mouvements « antisionistes » se réjouiront, sans doute : ils ne détesteront pas Israël davantage qu’aujourd’hui.
Ftouh Souhail