Le roi et la reine d’Espagne, le président israélien Shimon Pérès et la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, durant la cérémonie d’inauguration du siège de Casa Sefarad-Israel à Madrid

Le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero a rencontré ce Mercredi 23 février 2011 le président israélien Shimon Pérès en visite dans le pays, à l’occasion du 25e anniversaire de l’instauration de relations diplomatiques entre Jérusalem et Madrid.

Il lui a fait part de son souhait de développer les relations stratégiques avec Israël, au-delà des dossiers afférant au conflit israélo-palestinien.

Il lui a dit  »être fier d’accueillir l’un des plus grands politiciens du monde ». Un peu plus tôt, M. Pérès s’était entretenu avec le roi Juan Carlos.

Depuis Madrid, Pérès a appelé à la reprise du processus de paix au PO. Le président israélien Shimon Pérès en visite à Madrid a appelé aussi à la reprise du dialogue avec les Palestiniens  »justement maintenant ».

 »Il ne faut pas se contenter du principe de  »deux Etats pour deux peuples » mais parler explicitement de deux pays démocratiques et technologiques », a-t-il ajouté lors d’une allocution en hébreu au Parlement espagnol.
 »Si Gaza se défait de ses croyances selon lesquelles le terrorisme permet d’obtenir plus que les pourparlers, ses habitants bénéficieront aussi des fruits de la croissance »,a-t-il encore affirmé.

Lors de son allocution mardi devant le Parlement espagnol, le président israélien Shimon Pérès a appelé l’Occident à pousser les grands groupes informatiques tels que Microsoft, Google, et Facebook à contribuer aux réformes dans les pays du Moyen-Orient. Il a estimé que les derniers évènements dans la région étaient  »une opportunité pour la paix ».

Le mercredi, le président Shimon Pérès a condamné la répression en Libye. « Les gens ne lui pardonneront pas le fait qu’il ait fait usage des armes et tué brutalement des centaines de personnes, car le droit de manifester est un droit humain », a déclaré Shimon Pérès lors d’une conférence à Madrid.

« Il a été le plus brutal dans sa réaction aux manifestations » qui ont éclaté dans plusieurs pays arabes. « Kadhafi se moque de nous tous. Les gens le prennent avec humour mais ce n’est pas un sujet risible, c’est sérieux », a ajouté le président israélien.
Le président israélien a rencontré durant son séjoue en Espagne le Roi Juan Carlos, le Premier ministre Jose Luis Rodriguez Zapatero, le ministre des Affaires étrangères Trinidad Jimenez et le leader de l’opposition Mariano Rajov, ainsi que d’autres personnalités, notamment des sphères culturelle et économique.

Plusieurs hommes d’affaires israéliens accompagnent Peres dans ce voyage, dans l’espoir de dynamiser plus encore les relations économiques entre Israël et l’Espagne, même si celles-ci se sont déjà intensifiées en 2010 : les exportations espagnoles vers Israël ont progressé de 38% pour atteindre 760 millions d’euros, et les exportations israéliennes vers l’Espagne ont progressé de 21% pour arriver à une valeur de 793 millions d’euros.

Le roi et la reine d’Espagne et le président israélien Shimon Pérès ont officiellement inauguré ce mardi 22 février le siège de Casa Sefarad-Israel à Madrid. Le roi, la reine et Shimon Pérès, accompagnés d’autres personnalités publiques, ont suivi une visite guidée offerte par le directeur de l’institution, Diego de Ojeda, afin de découvrir le nouveau siège au palais de Cañete.

La cérémonie, qui a pris fin par le dévoilement de la plaque commémorative par le roi et la reine d’Espagne et le président d’Israël. Étaient présentes aussi, à la cérémonie, la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et la présidente de Casa Sefarad-Israel, Trinidad Jiménez.

Étaient également présents le maire de Madrid et vice-président de Casa Sefarad-Israel, Alberto Ruiz Gallardón, et l’ex-président du gouvernement, Felipe González, qui a joué un rôle clé dans l’établissement des relations diplomatiques entre l’Espagne et Israël.

Mme Jiménez a souhaité à cette occasion rendre hommage au travail mené par Casa Sefarad-Israel, en tant qu’espace de diffusion de la culture juive et comme point d’union entre le monde juif et la société civile espagnole, qui permettra de mieux connaître l’héritage séfarade, indispensable pour comprendre l’Espagne.

Au cours de cette visite, ils ont également pu apprécier deux expositions organisées en commémoration de ce vingt-cinquième anniversaire : « Temblor y movimiento », réunissant des œuvres des artistes Asad Azi, Yair Garbuz et Daniel Quintero, et la sculpture « Coro y Narin » de l’artiste Ofra Zimbalista.
Juan Carlos s’était excusé pour les expulsions de Juifs lors de l’Inquisition.

Les descendants de ces Juifs attendent cependant des gestes plus forts, comme l’octroi de la nationalité espagnole.

Ftouh Souhail

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