Le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman a affirmé ce dimanche 19 septembre 2010 que les négociations avec les Palestiniens devaient être basées sur un « échange de territoires et de populations » concernant les Arabes israéliens.
« Les négociations avec les Palestiniens ne doivent pas prendre comme base le principe de la terre contre la paix, mais de l’échange de territoires et de populations », a affirmé M. Lieberman à la radio militaire.
« Le refus déterminé de l’Autorité palestinienne de reconnaître Israël comme l’Etat du peuple juif doit nous conduire à placer la question des Arabes israéliens sur la table des négociations, on ne peut pas esquiver ce dossier », a ajouté le chef de la diplomatique.
« C’est comme si un propriétaire vendait son appartement tout en exigeant que sa belle-mère reste dans les lieux, c’est impossible et inacceptable », a ajouté M. Lieberman.
Le dirigeant d’Israel Beitenou défend l’idée d’un échange de territoires peuplés d’Arabes israéliens contre des parties de Judée Samarie. Il entend ainsi parvenir à une « séparation » maximale entre Juifs et Arabes, et faire d’Israël un Etat « ethniquement homogène ». M. Lieberman accuse en effet une partie de la minorité arabe israélienne, qui représente 20% de la population et descend des Palestiniens qui n’ont pas fui Israël au moment de la création de l’Etat hébreu en 1948, de constituer un danger pour la sécurité du pays.
Le ministre étime par ailleurs, que la pression croissante de la communauté internationale sur Israël pour un retour aux frontières d’avant 1967 n’a aucun fondement: ni juridique ni moral.
Pour lui, “apaiser les demandes territoriales maximalistes des Palestiniens” n’est pas une solution au conflit. Cela ne ferait que déplacer le conflit à l’intérieur des frontières d’Israël.
Dans une tribune publiée en juin 2010 dans le Jerusalem Post, intitulée “Mon plan pour une résolution du conflit”, Lieberman a déjà souligne qu’il ne s’agirait pas d’un “transfert physique de population ni de démolitions d’habitations”. Mais plutôt de “créer une frontière là où il n’en existait pas, en fonction de la démographie…”
Le ministre des Affaires étrangères avait formulé une demande qui consiste en un “échange de territoires peuplés” qui placerait ainsi une grande partie des Arabes israéliens dans un nouvel Etat palestinien.
D’autre part, Lieberman estime que les Arabes se considérant comme Palestiniens devraient en toute logique accepter ce plan.
Il a meme appelé à un référendum auquel participeraient tous les Israéliens “sans considération de race ou de religion” pour trancher sur la question.
Ftouh Souhail, Tunis
Lieberman a entièrement raison. J espère qu il remplacera ce gouvernement si il cède au américain et palestiniens.