Une équipe d’ornithologues israéliens, dirigée par la Société pour la Protection de la Nature en Israël, a remporté la première place d’un concours mondial qui a pour objet la protection des oiseaux.
Organisé aux États-Unis, dans le New-Jersey, ce concours concerne une des rares sciences pratiquées par des ornithologues officiels qui sont d’ailleurs très peu nombreux dans la majorité des pays.
Le but du concours était d’identifier le plus d’espèces d’oiseaux dans un laps de temps de 24 heures. Les Champions israéliens ont identifiés 157 espèces, loin devant les autres équipes.
Les membres de l’équipe israélienne étaient Dan Alon, Amir Balaban, Jonathan Meyrav, Tom Reed et Noam Weiss.
Le concours a permis de distribuer 100.000 dollars dans des projets de conservation et de protection des oiseaux dans le monde entier.
En Israël, les ornithologues ont compris l’enjeu économique de la migration des oiseaux dans le développement de l’éco-tourisme.
En 1997 il y a eu la création du centre international d’observation des oiseaux à l’ouest de Jérusalem : le Centre international des oiseaux migrateurs à Latroun (International Center for the Study of Bird Migration).
En mars 2007, le premier Festival international sur la migration des oiseaux a eu lieu à la station balnéaire d’Eilat, attirant des ornithologues du monde entier.
Situé à l’extrême sud de l’État d’Israël, Eilat se trouve au milieu de la trajectoire de migration de nombreux oiseaux. Entre le 15 février et le 15 mai de chaque année, des millions d’oiseaux reviennent d’Afrique et se dirigent vers l’Europe ou l’Asie en passant par le ciel d’Eilat. Plus de 500 espèces d’oiseaux ont été dénombrées à Eilat à ce jour.
En Israël la vallée de Hula, dans le Nord d’Israël, est aussi l’une des plus importantes zones humides du Moyen-Orient avec en son centre le lac Agmon et ses zones inondées.
Entouré de nombreux marécages, ce lieu a été aménagé dans le but de faciliter l’observation d’un grand nombre d’oiseaux mais il ne s’agit pas d’un zoo, les oiseaux observés étant sauvages et non captifs.
Le visiteur doit choisir la date de sa visite en fonction de la présence éventuelle des espèces qu’il aimerait observer. Les mois Septembre et Octobre, qui correspondent aux plus gros passages migratoires, sont généralement les plus favorables. Le site est aménagé pour que les touristes puissent les observer.
Hula Valley Bird Center
L’an dernier le Premier ministre canadien, Stephen Harper et son épouse Laureen ( en photo ci-dessous) ont visité le futur site du Centre d’accueil, d’éducation et de refuge d’oiseaux de la vallée de la Houla, qui a sera nommé en l’honneur du Premier ministre du Canada en raison de son appui indéfectible à l’égard d’Israël et du peuple juif.
D’autres sites de prédilection pour l’observation des oiseaux existent aussi en Israël dans la région côtière aux environs du kibboutz Maagan Michael, sur les hauteurs du Golan, la mer de Galilée (lac de Tibériade) et Beit Shean, dans la vallée du Jourdain ainsi que l’Observatoire de Jérusalem.
Chaque automne, le ciel d’Israël s’emplit de 500 millions d’oiseaux migrant du sud de l’Europe vers des horizons plus chauds, en Asie et en Afrique. Un spectacle enivrant pour les ornithologues, amateurs ou professionnels.
Le Centre Ornithologique d’Israël (COI) a trois postes d’observation dans le pays et a répertorié 540 différentes espèces d’oiseaux traversant le pays. Le COI travaille en coordination avec l’Autorité Palestinienne et la Jordanie pour la protection des oiseaux.
En 1999 les ornithologues israélien et palestinien, Dan Alon et Nader Al Khatib, sont sélectionnés par le Magazine Time comme « Héros pour la planète » pour leur collaboration dans la protection des oiseaux.
Israël a une situation géographique privilégiée, entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique (géographiquement parlant, Israël est dans le continent asiatique !). Les oiseaux y trouvent une grande variété d’habitats, des sites de repos et des courants chauds dont ils ont besoin pour planer et se laisser porter.
Yossi Leshem, Docteur en zoologie de l’Université de Tel-Aviv et qui est aussi le directeur du Centre international des oiseaux migrateurs a dit :
« Nous aimerions que la grande vallée du Rift qui s’étend de la Syrie au Mozambique en passant par Israël, et qui abrite de nombreux oiseaux migrateurs, dont la cigogne blanche, soit reconnue patrimoine de l’UNESCO »
Souhail Ftouh




