Il est d’usage, dans la tradition juive, de ne pas insulter les personnes qui viennent de disparaître mais s’ils étaient des traîtres de la pire espèce. Mais dans d’autres pays des hommes comme Moshé Hirsch auraient été au mieux expulsés, déchus de leurs nationalité et au pire exécutés.

Un groupe de militants juifs de la droite mené par Itamar Ben Gvir, a perturbé ce dimanche les funérailles de Moshé Hirsch, ancien membre du gouvernement de l’Autorité palestinienne et chef spirituel des Netoureï Karta, une secte ultra-orthodoxe juive farouchement antisioniste. Les militants de l’ultra-droite ont manifesté leur joie à l’occasion du décès de celui qui était un interlocuteur privilégié d’Ahmadinejad en criant « Hirsch traître ! » et « Hirsch ennemi d’Israël !

Le « Rav » Moshé Hirsch, antisioniste notoire, chef de file de la secte des « Netourei Karta » est décédé à Jérusalem à la suite d’une maladie. Il était récemment sorti d’hospitalisation. Moshé Hirsch était le gendre du fondateur du mouvement des « Netourei Karta », le Rav Aharon Katznel Bogen.

Né en 1931 à New York, le rabbin Hirsh était le gendre de Katzenel Bogen, le fondateur du mouvement « Neturei Karta » (« Gardiens de la cité »), un groupe juif ultra-orthodoxe et antisioniste. Moshé Hirsh, qui vivait dans le fief juif orthodoxe de Méa Shéarim à Jérusalem, était devenu l’un des dirigeants de ce groupe ultra-minoritaire en 1974 après la mort du rabbin Amram Blau. Proche de l’ex-chef palestinien Yasser Arafat, il avait été nommé par ce dernier « ministre des Affaires juives » de son premier gouvernement en 1995. Hirsh, qui qualifiait le dirigeant palestinien de « frère et ami », soutenait la cause palestinienne, jugeant que l’Etat d’Israël -considéré comme une hérésie » par ses partisans- devait être carrément détruit. Il était parmi les tristes célèbres détracteurs de l’état hébreu qui étalent leur judéité sur la place publique pour mieux l’instrumentaliser contre l’intérêt d’Israël.

Sous sa « présidence », le mouvement prit un certain essor et se caractérisa par son extrémisme dans sa lutte contre l’Etat d’Israël et le sionisme, au point de nouer des amitiés et des alliances douteuses avec les mouvements terroristes palestiniens comme avec le Président iranien Ahmadinejad. Des images fortes restent du militantisme extrême de ce courant ultra-minoritaire du monde orthodoxe, comme par exemple les accolades du « Rav » Hirsch avec Yasser Arafat, qui l’avait nommé « ministre aux Affaires Juives dans le gouvernement palestinien » (!!), son siège qu’il occupait régulièrement au sein du Parlement Palestinien, les manifestations anti-israélienne à Durban ainsi que les scènes insoutenables de la présence d’une délégation des « Netourei Karta » à Téhéran, lors d’un Sommet de Négation de la Shoah. Ces images ont valu au « Rav » Hirsch et à ses adeptes d’être honnis par la majorité des leaders orthodoxes.

Les funérailles de Moshe Hirsch ont été perturbées , ce diamanche , par des militants du mouvement « Kahana H’aï », venus jusqu’au Mont des Oliviers pour chanter la « joie de la mort des méchants ». Pour Itamar Ben Gvir, « Hirsch était une personne détestable qui affectionnait les plus grands ennemis d’Israël et des Juifs

Ce traître de Moshé Hirsch aurait du être enterré en Iran, ou en Syrie, là ou est sa place et surtout pas en terre d’Israël. Cet homme a fait tant de mal à son pays en allant rendre visite et soutenir ses ennemis. Il était classé parmi les individus les plus sectaires, attardés et antisionistes obsessionnels. Je pense d’ailleurs qu’il faut cesser de l’appeler rabbin- quel rabbin?- c’est honteux de lui donner ce titre – un traître comme ce Hirsch droit être traiter comme un ennemi d’Israël – Et que l’on entende plus parler de lui.

Ftouh Souhail, Tunis

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