Il apparait que Abou Mazen était parvenu à déjouer toute tentative du président américain de parvenir à la paix entre Israël et les Palestiniens.

Les efforts des Etats-Unis pour sauver les négociations entre Israël et les Palestiniens n’ont pas connu d’avancées, a déclaré vendredi un responsable palestinien à l’issue de deux jours d’entretiens avec l’émissaire américain George Mitchell.

Le vice-président américain Joe Biden s’est entretenu téléphoniquement cette seamine avec le président égyptien Hosni Moubarak pour évoquer les moyens de garantir la poursuite du dialogue israélo-palestinien. Selon la radio publique Kol Israël, les Américains font pression sur les membres de la Ligue arabe pour reporter la réunion des ministres des Affaires étrangères arabes, afin de laisser à l’émissaire au Proche-Orient George Mitchell un délai supplémentaire pour assurer la médiation entre les deux parties.

L’Egypte a accepter la demande américaine pour exiger que la réunion de la Ligue arabe sur les pourparlers de paix israélo-palestiniens, prévue au Caire le 6 octobre (jour férié dans ce pays), soit reportée et qu’elle ait lieu en Libye en marge d’un sommet arabe extraordinaire, a indiqué jeudi l’agence Mena.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas devait rencontrer la semaine prochaine au Caire, siège de l’organisation panarabe, les ministres arabes des Affaires étrangères pour les consulter sur l’opportunité de reprendre les négociations alors que le moratoire sur la construction juive a expiré.

Les Palestiniens persistent et signent « pas de reprise du dialogue sans poursuite du gel ». Ils répètent une fois de plus qu’ils ne reprendront pas les négociations avec Israël sans le gel total de la construction en Judée-Samarie. Nabil Abou Roudeina, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, l’a précisé après le premier entretien jeudi à Ramallah entre M. Abbas et l’émissaire américain George Mitchell.

De sa part, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a déclaré au début de sa rencontre avec l’envoyé spécial américain au Moyen-Orient George Mitchell : « Nous faisons des efforts conjoints avec les États-Unis pour continuer de tenir des pourparlers avec les Palestiniens. Nous avons une mission de paix.  »

Avigdor Lieberman, leader d’Israël Béteinou, n’a pas caché, mardi dans le discours qu’il a prononcé devant l’Assemblée générale de l’Onu réunie en ce moment à New York, son scepticisme quant à un règlement d’ici un an qui, selon lui, « n’est pas réalisable à l’heure actuelle ».

Mr Lieberman a proposé de « conclure un traité intérimaire sur du long terme, puisqu’il s’avère impossible d’obtenir un accord de paix global d’ici quelques années. Un accord à long terme favorisera l’essor économique des Palestiniens et leur libre circulation, et permettra ensuite aux nouvelles générations d’Israéliens et de Palestiniens, qui n’auront pas été élevés dans la haine de l’autre, de parvenir à une paix totale d’ici quelques décennies ».

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a rencontré cette semaine le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon avant le discours qu’il a prononcé mardi dernier devant l’Assemblée générale de l’Onu et lui a déclaré que « la fin du gel servait de prétexte à Mahmoud Abbas ». Il a précisé: « Pendant neuf mois, les Palestiniens ont prétendu que le gel n’était qu’une ruse et maintenant [qu’il a pris fin], ils en font l’élément essentiel [au progrès des négociations directes] « .

Les Palestiniens, enfin ceux du Fatah, s’accrochent, par diverses tentatives, à cet horizon fragile, en se refusant de faire avancer les efforts israéliens de la Paix.

Ainsi, cette stratégie ou ce modèle s’est imposé, avant même la conférence d’Annapolis, qui s’est soldée par un échec avec le précédent gouvernement Olmert-Livni-Barak, alors même que les acteurs palestiniens eux-mêmes, reconnaissent que jamais autant de concessions ne leur avaient été présentées par la partie israélienne.

N’oublions pas ici qu’encore en novembre 2008, Ehud Olmert proposait à Mahmoud Abbas un traité de paix par lequel il offrait : 97% du territoire de Judée-Samarie, l’internationalisation de Jérusalem, l’acceptation du retour d’un millier de réfugiés palestiniens et…le dirigeant palestinien rejeta l’offre, considérant  » le fossé énorme » entre les postions palestiniennes et israéliennes…Monstrueux disiez-vous ?

L’obstination d’Abou Mazen diminue chaque jour les chances de la paix dans région. L’ Adminstation américaine est las de vous Palestiniens. Vous gaspillez un temps précieux et laissez passer l’occasion de parvenir à la paix. Je suis persuader qu’il arrivera un moment où le monde entier, et pas seulement les américains, baisserront les bras face à ce conflit sans fin et ils vous laisseront seuls.


Ftouh Souhail, Tunis

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