L’ancien maire de New York, Rudy Giuliani vient de conclure une visite de deux jours en Israel , au cours de laquelle il a rencontré des ministres, des députés et autres personnalités.

Né à Brooklyn de parents immigrés italiens, Giuliani fut maire de New York pour deux mandats consécutifs, de 1993 à 2001.

Avocat de profession, est actuellement le président-directeur général de Giuliani Partners, LLC, la compagnie qu’il a fondée en 2002. En 2004, après restructuration du capital, sa société devient la « Giuliani Capital Advisors LLC », société de conseil en fusion, acquisition, restructuration et stratégie.

Homme politique républicain, Giuliani mena activement campagne pour George W. Bush lors de l’élection présidentielle de 2004. Il fut favori pour l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2008 avant de se retirer et d’apporter son soutien au sénateur de l’Arizona, John McCain.

Giuliani est l’un des principaux responsables qui ont imposé des normes strictes en matière d’aménagement urbain. On lui doit la transformation de Times Square d’un quartier touristique de bas de gamme en un quartier plus chic, familial et en un haut lieu du monde des affaires et des spectacles.

L’ancien maire de New York, Rudolph Giuliani, s’est forgé une réputation d’efficacité dans la lutte contre la criminalité urbaine au point de conseiller aujourd’hui des municipalités comme celle de Mexico.

Giuliani incarne, au même titre que Bush, Cheney ainsi que d’autres politiques états-uniens, les grandes figures de la lutte anti-terroriste. Giuliani se distingue particulièrement en tant que monsieur « zéro tolérance » (sanction au premier délit même mineur). Giuliani s’en remet à la théorie dite de « la vitre cassée » initiée par James Q. Wilson et George Kelling, qui insistait sur le fait que tous les signes d’atteinte à l’ordre de la société doivent être réprimés, y compris le bris d’une fenêtre.

Lorsque Giuliani s’en saisit, cette idée se transforma pour devenir celle de la « tolérance zéro », stratégie qui a conduit à une réduction drastique de la criminalité à New York, la réhabilitation des quartiers du nord de Manhattan, l’omniprésence de la police, l’intégration des minorités ethniques dans les forces de l’ordre et aussi la baisse du chômage.

Son action est très appréciée et glorifiée pour l’organisation des secours après les attentats du 11 septembre 2001 (contre les tours jumelles du World Trade Center) et son leadership reconnu ont fait de lui une personnalité trés respectée dans son pays . Surnommé maire de l’Amérique, il est fait homme de l’année 2001 par Time Magazine. Il contribue largement à la victoire de son successeur à la mairie de New York, le républicain Michael Bloomberg.

Sur la page Internet dans la compagne pour la réélection de G.W.Bush (www.georgewbush.com) on peut lire la déclaration suivante de Giuliani :

« Le 11 septembre marque le point d’orgue de notre temps. C’est une expérience partagée qui a uni le peuple américain. La guerre déclarée par les terroristes le 11 septembre se poursuit aujourd’hui. Le président Bush a exercé une gouvernance proportionnée, solide et basée sur des principes face à la pire attaque que nous ayons enduré au cours de notre histoire. À ce jour, son leadership est central dans son parcours et la continuation de celui-ci s’avère décisive pour notre succès contre le terrorisme mondial ».

Rappelons-nous qu’un mois après les attentats contre les Tours jumelles, Giuliani se prononçait devant l’Assemblée générale de l’ONU en faveur de la guerre contre les pays qui cautionnent le terrorisme et insistait sur le fait qu’ « il n’y a plus de place pour la neutralité » dans le monde. Et d’ajouter : « (…) je leur demande qu’ils s’en remettent à leur cœur et qu’ils reconnaissent qu’il n’y a plus de place pour la neutralité sur les questions de terrorisme. On est pour la civilisation ou pour les terroristes. »

Rudy Giuliani avait prononcé le 16 septembre 2001 un discours émouvant, lors de la cérémonie de promotion de la caserne de pompiers, dans lequel, se référant aux volontaires tombés quelques jours plus tôt, il disait qu’ils avaient donné « leur vie et leur amour à cette caserne », évoquait « nos cœurs déchirés (…) qui pourtant continuent de battre avec force (sic) », ainsi que son neveu qui avait eu un accident lorsqu’il était pompier et qui, selon ses dires lui « brisait le cœur » lorsqu’il pensait aux pompiers morts.

Ftouh Souhail

0 0 votes
Évaluation de l'article