Le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak avec son homologue Robert Gates
Le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak est arrivé aux États-Unis pour des entretiens sur la situation en Egypte. Durant cette visite de 48 heures, il doit rencontrer la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, ainsi que son homologue Robert Gates et le chef du Conseil national de sécurité Tom Donilon.
Depuis le 25 janvier dernier, l’Egypte est le théâtre d’affrontements violents. Les manifestants réclament des réformes politiques et économiques et la démission du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de 30 ans.
Les tumultes en Egypte n’inquiètent pas seulement les politiques et les services de sécurité en Israël mais également aux États-Unis.
La situation en Égypte est très en effet préoccupante et présente une menace potentielle pour Israël.
Derrière les révoltes anti-gouvernementales, on peut voir la main des islamistes, groupés au sein des Frères musulmans. . La montée vers le pouvoir des Frères musulmans semble inéluctable. Ceci aurait des conséquences immensément graves pour Israël: d’autres dictatures arabes pourraient être renversées et remplacées par des régimes encore plus islamistes. Les acquis du traité de paix entre l’Égypte et Israël en 1979 sont menacés.
La possibilité d’une Égypte encore plus islamiste est plus réelle que jamais, et s’avérerait une grave menace pour l’existence même d’Israël. Les autres dictatures de la région pourraient elles aussi s’islamiser davantage et se lancer à nouveau dans des guerres contre l’État hébreux.
Pour l’heure en Israël, on ne voit pas de raisons d’un changement de sa politique envers l’Egypte même si le régime de Moubarak s’effondrait. Mais l’arrivée au pouvoir des islamistes en Egypte constitue une menace immédiate pour Israël. L’armée égyptienne devra continuer de jouer un rôle central et un élément stabilisateur.
Les Etats-Unis ont indiqué que »tout futur régime égyptien devra respecter les alliances et accords de l’administration actuelle ». Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, à l’origine du communiqué, a précisé que Washington n’a pas été en contact avec les Frères musulmans, et n’approuve pas les déclarations de certains de ses dirigeants.
Ftouh Souhail
