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En plein essor en Israël, le secteur de la haute technologie intéresse Mounir Mahjoubi, musulman de 34 ans, nouveau secrétaire d’État à l’Innovation qui était en visite à Tel-Avi du 5 au 7 septembre 2017.

 

Accompagné d’entrepreneurs du secteur du high-tech, il s’est immergé dans l’éco-système israélien de l’innovation à la recherche de conseils et d’idées nouvelles pour mener à bien la promesse du président Macron de faire de la France une « nation start-up ».

 

Ce musulman français, qui a partagé les bancs de l’université Columbia, a dit qu’ « Israël est le prolongement du 19e arrondissement », l’arrondissement de son enfance; celui qui accueille la plus grande communauté juive de Paris dont il retrouve des membres lors de son voyage en Israël.

 

Le monde de l’innovation connaissait déjà Mounir Mahjoubi l’entrepreneur qui député de la 16e circonscription.

 

Une réception a été organisée en son honneur par la French  Tech, un festival de l’Innovation DLD à Tel Aviv, les 6 et 7 septembre.     Le cocktail qui a suivi, sur le toit de l’Institut Français, situé Boulevard Rothschild, a rassemblé des nombreuses startups françaises et israéliennes, des personnalités incontournables du monde high-tech en Israël, ainsi que des délégations françaises de passage pour l’événement : Marseille, Toulouse et Montpellier.

 

Mahjoubi, secrétaire d’Etat au Numérique, a pu découvrir les projets de trois français établis en Israël :

 

*Stéphane Chouchan, country Manager chez ST Microelectronics a présenté l’accélérateur ST-up : un programme de mentoring pour startups post seed,

 

*Noémie Alliel a introduit la startup Sonorapy, basée sur la détection des maladies via les ondes sonores, qu’elle a co-fondée,

 

*Jonathan Rouach a rappelé l’importance de la blockchain avec sa startup QED-it.

 

Ami du directeur de Kima Ventures, l’entrepreneur-star israélien Jérémy Berrebi, le nouveau secrétaire de l’Innovation a notamment évoqué un devoir de promouvoir la coopération dans l’innovation entre la France et Israël et de lever les freins à l’investissement en France.

 

Mahjoubi a annoncé le lancement d’un fond d’investissement français, Oneragtime, qui cherche à investir dans des startups israéliennes.Il veut que les investisseurs, les ingénieurs et les entrepreneurs des deux pays lancent des projets communs.

 

Le 7 septembre dernier, Mounir Mahjoubi a visité  l’université Ben Gurion du Néguev (BGU) et les départements de cyber-defense et de cyber-sécurité.

 

Mahjoubi, qui était déjà président du Conseil national du numérique en France, est venu en quête de conseils auprès des israéliens pour transformer la France en nation start-up. Il est revenu en France avec un objectif :  la Silicon Valley d’Israël.

Mahjoubi veut amener en France l’expérience israélienne de la nation start-up

Israël a acquis en peu de temps une certaine renommée grâce à ses multiples entreprises innovantes.

Le secrétaire d’Etat n’a pas caché son admiration pour les incubateurs d’Etat en Israël dont le modèle pourrait être importé en France. Un modèle  très performant dont la France pourrait s’inspirer. Un fonds d’investissement franco-israélien, qui existe déjà, va développer ce modèle.

 

Paris a déjà annoncé la création d’un fonds d’investissement pour l’innovation doté de 10 milliards d’euros.

 

En Israël l’Etat et des acteurs privés apportent les fonds qui permettront de soutenir l’innovation .Ces incubateurs sont soumis à l’Autorité de l’Innovation.

 

L’Autorité de l’Innovation, anciennement connue sous le nom de Bureau du scientifique en chef, a été réformée en 2016 et est destinée à doper l’écosystème de l’innovation locale et l’économie israélienne en s’assurant qu’elle reste compétitive à l’échelle internationale et en améliorant sa productivité dans l’industrie, grâce à l’innovation technologique.

 

L’objectif de l’Autorité consiste à favoriser les ressources et les conditions nécessaires à la promotion de l’écosystème technologique d’Israël. L’Autorité est une instance indépendante et impartiale, qui gère un budget annuel de 1,6 milliard de shekels (environ 450 millions d’euros).

Le gouvernement  propose des avantages fiscaux aux entreprises du high-tech.  Les jeunes  sont encouragées à s’orienter vers des métiers technologiques complexes.

L’économie israélienne compte environ 5 000 startups dans divers secteurs, caractérisés par  une innovation et un dynamisme remarquable. Le pays de 5 millions d’habitants a dû intégrer un million de Russes dont la plupart avaient un haut niveau de compétences. Cette innovation est basée sur plusieurs facteurs, notamment le fait que les universités fournissent un capital humain de qualité, une excellente collaboration entre universités et industrie, et le développement d’une industrie de l’investissement et du capital-risque.

Israël est le pays qui emploie le plus de personnes dans l’industrie du high-tech, environ 9 % de sa main-d’œuvre, soit le double de la médiane des pays de l’OCDE. Près de la moitié de ces employés travaillent dans la programmation informatique et dans le conseil, un quart est employé dans la fabrication de matériel informatique, électronique et optique, 15 % dans la recherche et le développement, et les autres dans les secteurs de la communication, de la production pharmaceutique et des services d’information.

 

Souhail Ftouh 

 

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