Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré que son gouvernement s’efforcera d’obtenir la reconnaissance internationale de l’État palestinien si les négociations, d’ors et déjà dans l’impasse, avec Israël échouent. En effet, M.Abbas ne souhaite pas poursuivre ces négociations de paix tant qu’Israël continuera de délivrer des permis de construire.
Israël a jugé lundi « regrettable » la décision de plusieurs pays d’Amérique latine (Brésil et Argentine) de reconnaître la « Palestine » « comme un État indépendant » tandis que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, faisait part de sa « fierté ».
« Cette décision regrettable ne contribuera en rien à changer la situation entre Israël et les Palestiniens », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
« C’est une déclaration décevante qui est contraire à l’esprit des accords entre Israël et Palestiniens et de la négociation de paix », a souligné le porte-parole, Yigal Palmor.
Jérusalem avait déjà exprimé ses regrets et « sa déception » au lendemain de l’initiative brésilienne. L’Uruguay s’apprête, lui aussi, de manière imminente, à reconnaître un « Etat palestinien ».
L’Uruguay prévoit de reconnaître la Palestine comme État en 2011, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Roberto Conde, après l’annonce dans le même sens du Brésil et de l’Argentine.
Le président brésilien sortant, Lula da Silva est suspecté par Israël d’être à l’origine de la vague de reconnaissance de « l’État palestinien » par une série de pays sud-américains. Lula s’assurerait ainsi les voix arabes pour son probable candidature au poste de Secrétaire Général de l’Onu. L’Argentine et l’Uruguay ont emboîté le pas au Brésil et reconnu un « État palestinien ». D’autres pays du Mercosur devraient suivre.
Israël a jugé cette décision « regrettable et contraire à l’esprit des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens ».
Shaoul Mofaz, a soutenu mardi que les Palestiniens comprenaient qu’une reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien était dangereuse.
Les États-Unis ont désapprouvé mardi l’intention de plusieurs États d’Amérique latine de reconnaître un État palestinien. Selon Washington, les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens demeurent « le seul moyen » d’atteindre la paix au Proche-Orient.
Il faut rappeler que selon les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité, la Feuille de route et les accords passés, la seule option envisagée pour aboutir à la solution du conflit israélo-palestinien, est celle d’une négociation entre les parties. Israël a affirmé sa volonté d’une reprise immédiate des pourparlers sans conditions préalables. Toute autre façon de régler le conflit, ou tentative de proclamer un État palestinien unilatéralement , portera atteinte à l’obtention d’un accord entre les deux entités
L’Autorité Palestinienne n’a jamais honoré ses obligations inscrites dans La feuille de route, un document adopté en 2003 par les Nations unies, l’Union européenne, les États-Unis et la Russie. Il s’agit d’une proposition qui doit mettre fin au conflit israélo-palestinien. Elle prône, entre autres, la fin de la lutte armés .Abbas répond à Israel et s’obstine seulement sur la question des constructions juives en Judée Samarie.
L’AP n’a jamais transigé sur son objectif d’éliminer Israël, comme le montre de toute évidence la documentation rassemblée par le Palestinian Media Watch. Si l’AP devait accéder au rang d’État, elle poursuivrait certainement son objectif historique mais dotée à présent, grâce aux sud -américains, d’une soldatesque et d’un arsenal flambants neufs.
Mahmoud Abbas n’a-t-il pas dénié à Israël son statut d’État juif ? N’a-t-il pas, à la mi-janvier 2009, envoyé ses condoléances à un chef du Hamas dont le fils terroriste avait été éliminé par Israël ? N’a-il pas décrété un deuil de trois jours pour la mort du terroriste Habache ? N’a-t-il pas continué à enseigner la haine des Juifs et d’Israël à sa population ?
Abbas veut faire semblant de donner une impression de vouloir la paix devant les occidentaux. En réalité, et en sous-main, comme ils ont l’habitude de faire leurs coups tordus dans le dos de leurs adversaires, ils sont tous d’accord, depuis le Liban jusqu’à la Syrie, sans oublier le psychopathe enturbanné iranien, pour « détruire définitivement » Israël et les juifs, et installer les palestiniens à leur place. C’est leur but final, et ils sont tellement cons, qu’ils ne s’en cachent même pas.
Seuls les hommes inconscients et les naïfs « ferment encore les yeux » et veulent espérer une paix qui n’a aucune place dans le scénario d’un retrait aux frontières de 67. C’est pourtant simple à comprendre, ça se passe sous nos yeux.
« Israël ne voit aucune raison de prolonger le moratoire sur la construction dans les implantations, cette suspension n’ayant pas réussi à débloquer le processus de paix avec les Palestiniens « , a déclaré lundi à Ljubljana, capitale de la Slovénie, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.
« Je pense que s’ils (les responsables palestiniens) sont prêts à de nouvelles discussions, ils peuvent venir et nous discuterons de tous les sujets, mais sans conditions préalables », a encore ajouté M. Lieberman.
Ftouh Souhail
