Depuis le début de la pandémie, le gouvernement israélien a pris plusieurs mesures pour protéger la santé de la population.

Toute personne qui habite en Israël peut passer un test de dépistage de la COVID-19 gratuitement et recevoir des soins de santé gratuitement si elle a contracté la COVID-19. C’est valable quel que soit son statut d’immigration.

Vous pouvez donc être soigné gratuitement même si vous n’êtes pas couvert par le régime d’assurance-maladie israélien, que vous n’avez pas de carte d’assurance maladie ou que votre carte est expirée. C’est aussi le cas si vous n’avez pas de statut d’immigration valide en Israël (ce qu’on appelle parfois « sans statut » ou « sans-papiers »).

Vous n’êtes pas obligé de révéler votre statut d’immigration au personnel médical pour avoir accès au test de dépistage et aux soins gratuits pour la COVID-19.

Vous pouvez rester en Israël si vous avez contracté la COVID-19. Ce diagnostic n’aura pas d’impact sur votre statut d’immigration, vos chances d’obtenir un nouveau statut d’immigration ou d’être accepté comme réfugié.

Toutefois, vous devez avoir un statut d’immigration valide en tout temps pour rester légalement dans le pays. C’est le cas même pendant la pandémie, et même si les soins de santé pour la COVID-19 sont offerts à tous.

Assurez-vous de demander une prolongation de votre statut avant son expiration ou de faire une demande de statut dans un programme auquel vous être admissible pour éviter de vous retrouver sans statut valide. 

Consultez le site du ministère de l’Intérieur pour savoir comment faire et pour connaitre les changements de procédure qui sont prévus durant la pandémie. Vous devrez payer les frais habituels pour toute demande ou prolongation de résidence temporaire.

Les mesures de renvoi sont toutefois temporairement suspendues en raison de la pandémie. Israël propose autour de 3 500 dollars à la personne acceptant de quitter le pays.

La majorité des organismes d’aide aux personnes immigrantes et réfugiées sont disponibles et offrent de l’information et du soutien à distance.

Plus que 16.000 demandeurs d’asile africains sont présentement en Israël, en majorité de l’Érythrée et du Soudan.Ils sont pour la plupart arrivés dans l’État hébreu depuis plus de cinq ans.

Beaucoup d’entre eux ont connu l’enfermement dans des centres de détention, à la frontière entre Israël et l’Égypte, et vivent aujourd’hui dans des quartiers pauvres du sud de Tel Aviv, où les tensions s’accumulent avec les habitants israéliens.

Les autorités israéliennes reconnaissent qu’il n’est pas possible de les renvoyer dans leur pays d’origine, mais elles leur offrent très peu de chances de rester durablement dans le pays.

Les migrants dont les demandes d’asile sont acceptées n’obtiennent pas le statut de réfugié. Et pour cause : il n’existe pas. En Israël, il n’y a pas de loi sur l’asile. Les migrants africains sont qualifiés par les autorités d’“infiltrés”.

Les personnes dont la demande d’asile est acceptée reçoivent un visa de séjour censé être temporaire, mais d’une durée assez longue, avec des droits sociaux.

En septembre 2018, selon un sondage du centre de recherche américain Pew Research Institute, 57 % des Israéliens interrogés étaient opposés à l’acceptation des réfugiés qui sont souvent traités “d’infiltrés” cherchant “à exploiter le système social”. 

Souhail Ftouh

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