Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a décidé ce Mercredi 5 janvier 2011 d’accorder davantage de permis de travail aux Palestiniens. Il s’est dit favorable à accorder à 5.250 Palestiniens le droit de travailler en Israël. Déjà 4000 Palestiniens dans tous les secteurs et 1250 dans le domaine agricole travaillent en Israel.
Le Premier ministre Binyamin Netanyahou soutient la proposition du ministre de l’Industrie Fouad Ben Eliezer d’accorder 5000 permis de travail supplémentaires à des Palestiniens. Les travailleurs palestiniens, selon le gouvernement, ont l’avantage de rentrer tous les jours à la maison après leur travail, à la différence des travailleurs immigrés. Ce projet est également soutenu par les ministres de la Défense, Ehoud Barak et du logement, Ariel Attias.
Depuis quelques mois le nombre de permis donnés à des Palestiniens pour travailler en Israël est en augmentation continue .Cette augmentation des permis d’entrée en Israël est accordé aussi à des businessmen ou commerçants palestiniens.
Le nombre de Palestiniens qui se font soigner dans des hôpitaux israéliens a augmenté de 19 %. Des milliers de Palestiniens vont prier sur le Mont du Temple chaque vendredi.
De plus, pour faciliter la circulation en Judée Samarie le nombre de contre-points majeurs en Judée Samarie est passé de 41 à 14 et depuis avril 2008 ce sont 357 obstacles, tels des barrages routiers, qui ont été démantelés. Seize barrages supplémentaires l’ont été sur la Route 60, la principale artère qui traverse la Judée Samarie du Nord au Sud, rendant la circulation fluide. Ces démantèlements représentant « des risques calculés, » notent les auteurs du rapport. On sait, en effet, que terrorisme et incitation au terrorisme n’ont pas disparu en Judée Samarie.
Le Bureau Central palestinien de Statistiques annonce que plus que plus d’un dixième de la main-d’oeuvre arabe palestinienne est employée par des Israéliens des deux côtés de la Ligne Verte.Selon le Bureau central palestinien, quelque 10% des ouvriers arabes ont travaillé pour des Israéliens en 2009 et 11% en 2010.
Israël a apporté et apporte également son soutien à des conférences économiques qui ont mis en place toute une gamme de projets – notamment avec le Centre Shimon Peres pour la Paix ou USAID pour des écoles –. La liste est longue et concerne notamment l’amélioration des systèmes d’eaux usées, de distribution d’eau potable, d’électricité.
Les ministères des Finances et de l’Économie israéliens et palestiniens coopèrent, plusieurs comités mixtes travaillent ensemble dans les domaines de l’économie, du droit, de l’agriculture du tourisme, des transports, des télécommunications, des services postaux, de la santé, des services sociaux. Cette coopération permet de traiter les priorités en urgence. Il y a coopération douanière, fiscale. Des séminaires de formation de Palestiniens se tiennent en Israël, sous l’égide de USAID. Les exemples de coopération, tous profitables aux Palestiniens, sont innombrables.
Le gouvernement israélien tient à marquer sa volonté de participer au développement de la Judéd Samarie par une aide directe qui pourrait consolider la voie pacifique. Il le doit aux sollicitations pressantes du partisan farouche de la paix, en l’occurrence le président de l’Etat, Shimon Pérès. Le ministère israélien des finances a donc lancé un appel d’offres pour financer les entreprises palestiniennes qui a été remporté par le fonds d’investissements Pitango.
Un fonds de capital-risque de 30 millions d’euros a été constitué entre l’Etat d’Israël participant à hauteur de 16 millions et des fonds privés. Le but final est d’inciter d’autres groupes israéliens ou étrangers à investir dans une région pacifiée dont les opportunités sont immenses en termes d’infrastructures.
Ftouh Souhail, Tunis
