Le bureau pour l’économie et les stratégies de marché du ministère de l’Agriculture en Israel a annoncé que les exportations de produits agricoles ont augmenté de 10,5% en 2010 pour se monter à 1.359 millions de dollars
Cette bonne nouvelle concerne toutes les variétés produites. Les produits dérivés de l’agriculture ont connu également une hausse à l’exportation.
La première catégorie englobe les pastèques, courges, melons, potirons, le coton etc. Les exportations de pommes de terre ont suivi la même hausse. Le coton, par exemple, a été vendu à raison de 29.9 % de plus que l’an dernier. Nénamoins les exportations de fleurs ont chuté de 16.7 %, en raison d’une crise qui a frappé ce secteur et de la concurrence au niveau du marché international.
La seconde catégorie qui concerne les dérivés de l’agriculture les produits à valeur ajoutée comme les vins et liqueurs. La hausse en ce qui les concerne a été de 9.8 %. Les produits manufacturés ont suivi une hausse des exportations de 10.3%.
La valeur de la production agricole d’Israël a augmenté de 10 % par rapport à 2009 pour atteindre la somme de 30 milliards de shekels, soit 8 milliards de dollars. Tiré par les cours mondiaux, le prix de la plupart des productions (végétales comme animales) s’envole. Autrement dit, l’agriculture israélienne tire un meilleur prix de ses cultures.
La production animale a augmenté aussi en volume de 5 % en 2010. Toutes les productions animales ont continué leur progression en 2010: bovins (2,1%), volailles (7,5%), œufs (+3,4%), etc. Dorénavant, la production animale représente 37% de la valeur totale de la production agricole d’Israël.
La ministre de l’Agriculture, Orit Noked, s’est déclarée satisfaite des résultats, compte tenu de la sècheresse. Elle a déclaré: «Ces résultats viennent témoigner de l’immunité et de la stabilité de l’agriculture israélienne, en dépit des nombreux défis auxquels les agriculteurs doivent se mesurer ces dernières années, avec notamment les restrictions au niveau de l’eau et de son prix qui ne fait qu’augmenter».
Il faut aussi signaler que les dépenses s’alourdissent en raison de la hausse du prix des matières premières: pour le fourrage par exemple, les agriculteurs israéliens ont dû débourser 10% de plus que l’année précédente. Quant à la facture énergétique, elle continue aussi de s’alourdir: le prix des produits énergétiques (essence et électricité) payé par les agriculteurs s’est accru de 12% en 2010.
D’ailleurs les prix de l’essence ont baissé ce lundi 14 février 2011 en Israël. Le litre de super sans plomb 95 octanes, coûte désormais 7,02 shekels à la pompe, soit 23 agourot de moins que la semaine dernière, après l’entrée en vigueur de l’annulation d’une taxe sur les carburants. Une mesure prise par le Trésor pour répondre à la grogne suscitée par la récente hausse des prix en Israël.
Ftouh Souhail
