La concurrence sur le marché des cartes de paiement est relancée en Israel
La commission des lois du gouvernement a autorisé une proposition de projet de loi cette semaine qui veut promouvoir la concurrence dans le marché de la carte de crédit israélienne.
« Le projet de loi permettra de réduire les taxes payées par les entreprises aux différents établissements de crédit pour le traitement des paiements par carte de crédit » a déclaré Danny Danon député du Likoud, qui a présenté le projet de loi. Le projet de loi va maintenant passer devant la Commission des finances.
Cette proposition veut imposer aux sociétés de carte de crédit la possibilité de permettre la transaction de cartes de sociétés concurrentes.
Les problèmes de concurrence sur le marché de la carte bancaire sont aujourd’hui au cœur de cette réforme en Israel. Israel veut avoir un marché concurrentiel et que tous les israéliens et les israéliennes profitent des avantages de la concurrence en ce qui concerne les prix, le choix des produits et la qualité des services.
Ceci exige que le gouvernement examine constamment le marché afin de déterminer les sociétés concurrentes sont susceptibles de diminuer ou d’empêcher sensiblement la concurrence en augmentant les prix, en limitant le choix et en réduisant la qualité des services.
Jérusalem veut bénéficier de la meilleure base de données existant aujourd’hui dans ce domaine.
Comme dans le reste des pays de consommations, le marché des cartes bancaires en Israel est un marché est très prospère car la carte bancaire est difficilement substituable à un autre moyen de paiement tel que le chèque.
Souvent le cartel des banques est un monopole qui échappe à tout contrôle démocratique. Dans certains pays, les banques ont réussi à faire adopter des lois sur mesure : par exemple pour les cartes de paiement, la seule réglementation est l’interdiction de la contrefaçon, que le paiement par Carte Bancaire est possible au delà d’un certain montant et que le paiement par carte bancaire est irrévocable. Tout ce qui arrangent les banques et seulement cela. Les banques généralement ne veulent pas que les autorités réglementent ce secteur pour garder leur main mise.
En France par exemple,le cartel des banques françaises cumule les pratiques anti-concurrentielles. Quand on voit que le cartel des banques françaises écrivait noir sur blanc que « son lobbying consiste à instrumentaliser l’État Français pour faire passer ses demandes auprès de la Commission Européenne », il y a de quoi s’inquiéter.
L’État Français est de plus complices car ils les soutiennent discrètement du fait des aides que ces cartels leur apporte. Certains demandent même pourquoi le Ministre de l’Économie et des Finances en France n’a t’il jamais saisi le Conseil de la Concurrence ? La démission de l’État s’accompagne souvent d’une absence de contrôle : l’État et la Banque de France n’ont aucun pouvoir contre les banques estiment les spécialistes (1).
Par contre, en Israel les banques et les établissements de crédit ne sont désormais pas sans contrôles. Jérusalem lutte contre les dérives du monopole et toutes les normes édictées unilatéralement par des banques.
La France va-t-elle s’inspirer de l’exemple israélien ?
Ftouh Souhail
(1) La main-mise du cartel des banques françaises ne suffit pas, elles empêchent de s’exprimer ceux qui ne relayent pas la bonne parole. Voir sur ce lien en caractère gras les cas de censure de ce site web, de l’émission « Le vrai journal » de Karl Zero sur Canal +, une émission « Sans aucun doute » consacrée à la fraude à la carte bancaire (http://parodie.com/monetique/laposte.htm)

