Au sein de l’élite du Golfe Persique le Raïs d’Egypte avait de grands soutiens.

Lors d’une conversation téléphonique, le roi Abdallah d’Arabie saoudite a demandé le 10 février 2011 au président américain Barack Obama de ne pas « humilier » le président Hosni Moubarak. Il a précisé par ailleurs que si Washington cessait d’accorder son aide à l’Egypte, l’Arabie saoudite « prendra sa place ».

Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a téléphoné aussi au président égyptien Hosni Moubarak pour lui exprimer sa solidarité et dénoncer « les atteintes à la sécurité et la stabilité » de l’Égypte.

Au sujet des émeutes en Egypte, le roi Abdallah d’Arabie saoudite a indiqué aussi au président des Etats-Unis Barack Obama : »les attaques contre la sûreté et la stabilité du pays ne sont pas justifiées ». Il a ajouté : « aucune circonstance ne justifie la colère, le pillage et la terreur des innocents ».

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal s’est déclaré « choqué » i à Rabat des « ingérences de certains pays » dans les affaires de l’Egypte, et affirmé le soutien du roi Abdallah, au présudent égyptien.

Les autorités des Émirats arabes unis ont aussi exprimé aussi leur confiance dans « la capacité des frères » en Egypte à surmonter la crise dans ce pays, secoué par de violentes manifestations réclamant un changement de régime, selon l’agence officielle Wam.
Le président émirati, cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane, qui a donné cette position lors d’un entretien téléphonique avec son homologue égyptien Hosni Moubarak, a fait preuve de prudence en s’adressant aux « frères », sans désigner ni les autorités, ni les manifestants.

Les autorités des Émirats, qui « suivent avec un grand intérêt » les événements en Egypte, « sont pleinement confiantes dans la capacité des frères en Egypte à surmonter la situation actuelle pour rétablir la sécurité et la stabilité dans le pays », selon l’agence.

Le président égyptien Hosni Moubarak avait rencontré le 8 février 2011 le chef de la diplomatie des Emirats arabes unis, Abdallah Ben Zayed al-Nahyane. Il s’agit de la première rencontre entre le chef d’Etat, dont la rue réclame le départ, et un responsable étranger depuis le début du mouvement de contestation sans précédent qui secoue l’Egypte.

Le dictateur libyen Mouammar Kadhafi s’est entretenu au téléphone avec le président égyptien Hosni Moubarak un jour avant son départ.

Le grand mufti d’Arabie saoudite, cheikh Abdel Aziz al-Cheikh, a condamné le 5 février 2011 les soulèvements dans les pays arabes, les qualifiant « d’actes chaotiques » menés par des « ennemis de l’islam », visant à « diviser » le monde musulman.

L’Autorité palestinienne avait annoncé l’interdiction des manifestations liées aux soulèvements en Egypte et en Tunisie, invoquant la « non-ingérence dans les affaires de « pays frères ».

Ftouh Souhail

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