Le constat est plutôt alarmant. En cette période du fin novembre, il ne pleut toujours pas en Israël et les températures de ce début de semaine sont très largement au dessus des normales saisonnières : 23 degrés à Tel Aviv et 18-20 à Jérusalem.
Les grands rabbins Yona Metzger et Shlomo Amar ont décrété des journées spéciales de jeûne et de prière en réponse à la sécheresse.
Le premier de ces jeûnes était ce jeudi 25 novembre 2010, et le second aura lieu ce lundi 29. Les rabbins ont également écrit une prière spéciale pour la pluie et ont exhorté les fidèles à l’insérer dans le service de la prière quotidienne tous les jours quand on lit la Torah (les lundi, jeudi et samedi).
Cela fait cinq ans que la quantité d’eau de pluie est nettement inférieure à la moyenne saisonnière des précipitations précédemment retenue. A une semaine de la fête de Hanoukka, la situation est encore plus préoccupante, avec seulement deux averses depuis le début de l’automne. Selon les autorités préposées à la distribution des eaux, le courant des affluents du la de Tibériade est très faible, et n’a pas été aussi faible depuis quatre-vingts ans.
Le docteur Saaroni des services météorologiques, a fourni quelques chiffres:
« La moyenne pour Tel-Aviv est de 120 mm du début de la saison jusqu’à fin novembre. Cette année, il n’y a eu que 5 mm. Kfar Guiladi, l’un des endroits les plus pluvieux du pays, enregistre en moyenne 126 mm. Cette année, pour l’instant, il y en a eu 38 .Pour la capitale, la hauteur des précipitations a été de 6 mm contre 77 en moyenne les autres années ».
Selon les autorités préposées à la distribution des eaux, le niveau du lac de Tibériade baisse d’un demi-centimètre par jour, et il se trouve déjà à un mètre en-dessous du niveau considéré comme le plus critique. Le précédent record de sècheresse a été fixé en 2001, mais le niveau actuel est plus grave de 33%.
Le début de la saison des pluies est la plus catastrophique des dernières décennies. La dernière fois qu’un mois de novembre aussi sec a touché le nord du pays, c’était il y a quarante-huit ans.
En ce qui concerne le débit apporté par les affluents du lac de Tibériade, il s’agit des quantités les plus faibles jamais enregistrées depuis 1927, qui est l’année à laquelle on a commencé à prendre des mesures », déclarent les responsables de l’Autorité.
Le niveau du lac de Tibériade ne cesse de baisser à tel point que les bateaux ne peuvent plus accoster sur certains embarcadères. Pour les touristes qui veulent faire un tour sur le lac, il n’y a plus que deux lieux où ils peuvent prendre le bateau. Près d’un demi-million de touristes, la plus grande majorité des pèlerins, ont traversé le lac de Tibériade l’année dernière. Depuis deux ans, ce secteur touristique connaît un véritable essor.
La compagnie nationale des Eaux multiplie les campagnes de sensibilisation auprès du public en vue de limiter le gaspillage de l’eau. Si la pluie ne tombe pas en quantité suffisante dans les prochaines semaines, de nouvelles mesures seront prises.
Ftouh Souhail
