Presque un an après que décision a été prise, la construction de la clôture le long de la frontière israélo-égyptienne a commencé cette semaine. Une quarantaine de pelleteuses ont entamé les travaux du segment sud de cette clôture qui s’étend du mont Sagui à Eilat.
Le segment sud, dont la longueur est de 140 km, sera érigé en premier, avant le segment nord, de Nitzana à Kérem Shalom. L’objectif de la barrière est de stopper le flux d’immigrés en provenance d’Afrique qui s’infiltrent en Israël tous les jours.
Selon les données des services de sécurité, 12 000 personnes se sont infiltrées en Israël par la frontière égyptienne depuis le début de l’année.
D’ailleurs, le nombre des Africains qui investissent à pied le pays vient de battre un nouveau record. Après les 101 contrevenants arrêtés la semaine dernière, 188 nouveaux venus ont été appréhendés dans la nuit de mardi à mercredi.
Le nombre d’immigrants venus à pied s’élève à 12000 depuis le début de l’année. L’Egypte ne se dit pas concernée par ce phénomène qu’elle qualifie, si l’on en croit le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, interrogé par la CNN en langue arabe, de « problème intérieur qui ne concerne qu’Israël ».
Les salaires auxquels peuvent aspirer ceux qui parviennent à se faire embaucher en Israël sont dix fois supérieurs à ceux qu’ils pourraient obtenir en Egypte.
Le Premier ministre a annoncé son intention de faire adopter par le gouvernement la création d’un centre de rétention pour immigrés clandestins. Ce centre pourrait rassembler des dizaines de milliers de clandestins avant qu’ils ne soient expulsés sur ordre de l’autorité judiciaire.
Mr Binyamin Netanyahou soumettra son projet au vote du gouvernement dès dimanche prochain. Selon une estimation de l’administration, une centaine de clandestins africains parviennent à franchir quotidiennement la frontière entre le Sinaï et Israël.
Cette semaine, Le ministre Eli Yshaï, du parti orthodoxe Shass, a exprimé son inquiètude des répercussions de cette immigration clandestine qui influe sur le caractère juif de l’Etat.
Il n’ignore pas pourtant que ces travailleurs clandestins sont une aubaine pour les hôteliers d’Eilat trouvant une main d’œuvre à bon marché et pour les agriculteurs qui, sans eux, seraient contraints de laisser pourrir leur récolte sur pied tant les israéliens répugnent à effectuer les travaux pénibles.
Israël est ainsi confronté, comme tous les pays à économie riche, au problème de l’immigration sauvage qui restera une plaie internationale tant qu’il n’y aura pas une meilleure répartition des richesses du monde.
Ftouh Souhail
