Des dizaines de femmes ont défilé hier soir, à partir du Beit WIZO, sur l’avenue du roi David à Tel-Aviv au Beit Ariela pour marquer la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes. Les marcheurs portaient avec eux des cercueils en symbole des femmes assassinées par leur mari. Nurit Laufman de la WIZO, qui a organisé l’événement, a déclaré que, l’année dernière, 18 femmes ont été tuées par leur mari.
A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le député Dalia Itzik (Kadima) a estimé qu’il faut lutter contre ce fléau de la même manière que contre le terrorisme. Depuis le début de l’année, 17 femmes sont mortes et des milliers d’autres ont été blessées, victimes de violences conjugales en particulier.
A l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, la chef de l’opposition Tsipi Livni a soutenue jeudi qu » il faudrait instaurer un jour en Israël pour que la société comprenne que certains mots ne doivent pas être utilisés. Nous supprimons le terme de « meurtre pour des raisons amoureuses » et « meurtre pour l’honneur de la famille ».
Le 20 octobre dernier , Yitzhak Aharonovitch, ministre de la Sécurité Intérieure, a vivement réagit suite à un nouveau crime ‘d’honneur’ dans le milieu arabe israélien (1). Aharonovitch ministre a déclaré après le meurtre d’une femme à Lod que « les lois ne pourront pas éviter les crimes d’honneur » mais qu’il fallait plutôt se concentrer sur « la culture et l’éducation » pour éviter de nouveaux drames.
Ces crimes, ces pratiques barbares restent encore beaucoup trop tolérées dans la société palestinienne qui torture les jeunes femmes et leur inflige d’atroces mutilations.
En avril dernier, une femme a été tuée dans la bande de Gaza. Selon le Haut Comité aux Réfugiés Palestiniens, il s’agit d’un “crime d’honneur”. Le 12 avril 2010, le corps de Khamis Sherin Zayed (al-Attar), 32 ans, a été apporté à l’hopital du martyr Kamal ‘Edwan de Beit Lahia. Elle a été tuée de 6 balles à la tête et à la poitrine. Le chef de la police de ville de Beit Lahia, Sameh al-Sultan, a déclaré à un enquêteur du PCHR que la police a ouvert une enquête sur l’incident et a déjà arrêté le père, les frères et les cousins de la victime.
Le 13 mai 2010 une autre femme palestinienne a été exécutée par son mari dans les territoires palestiniens. Selon Ma’an News Agency la victime, âgée de 27 ans, était enceinte d’un fœtus de sexe féminin… Ce qui n’aurait pas plu au mari qui aurait alors décidé de tuer sa femme pour “incompétence de faire un garçon” selon la police palestinienne. Selon le chef de la police de Naplouse, le Général Raed Assaf, la victime a été retrouvée morte dans son appartement.
Le 14 août 2010, en plein mois du Ramadan, une fille palestinne de 12 ans est assassinée à Kanyounes, au sud de la bande Gaza. Son corps était suspendu dans un arabe.
La liste s’allonge, bien sûr sans compter les crimes d’honneur maquillés en suicides ou accidents ! Ces barbares tueraient père, mère, enfants, frères, soeurs pour venger quoi l’absurdité ? Le silence des féministes européens est assourdissant devant la barbarie palestinienne envers les femmes. Toutes les formes obscurantistes et toutes les pratiques intégristes, surtout celles qui dévalorisent ou martyrisent les femmes, sont applicables chez les palestiniens et leurs adorateurs.
La démocratie israélienne, la seule au Moyen Orient, qui continue d’être exemplaire envers les femmes. Cela revient à l’intérêt de tous ses citoyens pour l’égalité et à la place d’avant-garde dédier aux femmes dans ce pays (2).
Ftouh Souhail , Tunis
(1) Voir notre article : Un crime ‘d’honneur’ dans le milieu arabe israélien
(2) Voir notre article : Journée internationale de la Femme: Israël un modèle régional.
