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Le premier sommet économique bilatéral entre Israël et la Côte d’Ivoire, l’agriculture en bonne place


L’Ambassadeur, SE Dr Eli Ben-Tura
Tel-aviv a accueilli cette semaine le premier sommet économique bilatéral entre Israël et la Côte d’Ivoire. Des relations israélo-africaines plus solides que jamais sur tous les plans, à commencer par le domaine économique!

L’agriculture est un des axes forts de la relation économique entre la Côte d’Ivoire et Israël.Cet axe a été réaffirmé lors de sommet économique bilatéral à Tel-Aviv. En 2018, la Côte d’Ivoire est le premier fournisseur de noix de cajou au monde et premier transformateur mondial.

Le directeur de la division Afrique de l’Ouest et du Centre du ministère des Affaires étrangères israélien, Barnéa Hassid a exprimé son appréciation des relations d’amitié entre la Côte d’Ivoire et l’Etat d’Israël, qui datent de 1961.

Israël a annoncé sa participation au prochain Salon de l’Agriculture et des Ressources animales de Côte d’Ivoire qui se tiendra du 22 novembre au 1er décembre 2019, à Abidjan. Là-bas, on dit tout simplement le SARA. Cette année 2019 marque la 5e édition. Le SARA s’est positionné comme le salon de référence agricole, animale et forestière de l’Afrique sub-saharienne. Pour cette 5e édition en 2019, les organisateurs espèrent 350 000 visiteurs.

L’objectif recherché par le gouvernement ivoirien, qui est le principal acteur de cette affaire, c’est de valoriser, promouvoir et développer toutes les richesses du secteur agricole, de l’élevage et de la pêche de la Côte d’Ivoire.

Ce n’est pas sans raison parce que l’économie de ce pays est basée à 50% sur le secteur agricole. En effet, l’agriculture participe à la formation de 20 % du PIB ivoirien et emploie environ la moitié de la population. Ce qui fait que la Côte-d’Ivoire se positionne comme le leader mondial du cacao, de la noix de cajou, de l’hévéa. Il y a les cultures industrielles et d’exportation ainsi que des cultures vivrières, comme les ignames, le manioc, la banane plantain et des céréales.

La Côte d’Ivoire cherche à attirer des investissements israéliens

Le premier sommet économique bilatéral entre Israël et la Côte d’Ivoire, a évalué les domaines d’intervention ou d’investissement en Côte d’Ivoire, au regard des potentialités dont regorge le pays. La priorité sera l’agriculture.Cependant d’autres secteurs d’activités comme les énergies renouvelables, les mines et l’énergie, font également l’objet des domaines d’intervention.

Une table ronde sur les opportunités d’affaires et d’investissement a eu lieu le 10 juin à Tel Aviv, avec la participation d’une trentaine d’entreprises israéliennes spécialisées dans les technologies avancées.

Lors de la table ronde, Sabine Segal, directrice générale adjointe de l’Institut d’exportation d’Israël, a déclaré apprécier le développement de la coopération économique entre son pays et la Côte d’Ivoire.Elle a indiqué que de plus en plus d’entreprises israéliennes, notamment celles spécialisées dans les technologies avancées, s’intéressaient aux opportunités au Côte d’Ivoire.

L’Institut d’exportation d’Israël a annoncé qu’il continuerait de travailler avec la partie ivoirienne pour organiser des événements similaires dans les secteurs d’intérêt commun.

Une délégation ivoirienne de haut niveau composée du Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la promotion de l’investissement privé, Essis Esmel Emmanuel, du président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, Jean Marie Aka, du président de la Chambre de commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, Fama Touré et de plusieurs hommes d’affaires, était en Israël.

Trois accords économiques ont été signés pour la circonstance entre les deux parties. Ce voyage s’inscrit dans le cadre d’une collaboration entre l’ambassade d’Israël et la Direction de l’Attraction des investissements du CEPICI pour l’organisation d’un Forum Economique à Tel Aviv.

La délégation y a séjourné les 28 et 29 mai. Les hommes d’affaires ivoiriens ont rencontré leurs homologues israéliens et ils ont visité plusieurs centres. Leurs échanges ont porté sur les opportunités économiques entre les deux pays amis.

L’une des premières visites du Président Alassane Ouattara dès son avènement au pouvoir a été consacrée à l’Etat d’Israël, en 2012.

Souhail Ftouh
 

 

 

Les universités israéliennes parmi les 100 universités détenant la plupart des brevets américains en 2018

L’université de Tel Aviv a été classée première en Israël pour le nombre de brevets qu’elle a déposé aux États-Unis en 2018, selon un classement de 100 universités mondiales établi par la National Academy of Inventors et l’Association des propriétaires de propriété intellectuelle (IPO).

La faculté de Tel Aviv, via son campus technologique situé à Ramot, a déposé 37 brevets aux États-Unis en 2018, contre 526 brevets octroyés à l’Université de Californie.

L’université de la ville blanche a enregistré un total de 121 brevets dans le monde en 2018, a indiqué l’établissement dans un communiqué.

L’Institut israélien de technologie de Haïfa, par l’entremise de sa fondation du Technion pour la recherche et le développement, s’est classé au 75ème rang avec 32 brevets déposés aux États-Unis.

L’Université de Californie caracolait à la première place mondial sur la liste des 100 meilleures universités du monde ayant obtenu des brevets d’invention publics en 2018, suivie du Massachusetts Institute of Technology et de l’Université de Stanford.

La National Academy of Inventors est une organisation qui compte parmi ses membres des universités américaines et internationales, des instituts de recherche gouvernementaux et non lucratifs ainsi que des agences fédérales.

L’Association des propriétaires de propriété intellectuelle (IPO) est un groupe professionnel créé en 1972 pour les propriétaires de brevets, marques de commerce et droits d’auteur.

Depuis 2013, la NAI et l’IPO ont publié un rapport annuel répertoriant les 100 meilleures universités par nombre de brevets. L’Université de Californie est en tête de liste chaque année.

 

Souhail Ftouh

Le président turc Recep Tayyip Erdogan envoie ses condoléances à son homologue israélien

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est joint aux nombreux dirigeants étrangers pour présenter ses condoléances au président Reuven Rivlin et à la nation d’Israël après la mort de la femme de Rivlin, Nechama, qui a été enterrée ce mercredi 5 juin 2019.

« J’ai appris avec une grande tristesse le décès de votre épouse », a écrit Erdogan en anglais dans une lettre à Rivlin exprimant ses condoléances « à votre famille, et au peuple d’Israël », et notant que sa mort avait « profondément attristé le peuple d’Israël ».

« Dire adieu à un des membres les plus proches et les plus aimés de sa famille est une terrible perte que l’on ne peut réconforter », a écrit Erdogan.

« Je partage votre douleur de tout mon cœur », a écrit Erdogan.

Erdogan est pourtantr un fervent défenseur des Palestiniens, notamment du mouvement terroriste palestinien du Hamas et un critique virulent d’Israël. Lui et le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’envoient régulièrement des piques.

En avril 2019, Erdogan a traité le chef israélien de « tyran » après que Netanyahu l’a traité de « dictateur » et de « plaisanterie ».

Un mois plus tard, Erdogan a fermement dénoncé Israël pour avoir bombardé un bâtiment abritant l’agence de presse étatique turque Anadolu à Gaza. Le bombardement est intervenu au milieu de combats intenses, alors que des terroristes gazaouis avaient tiré plus de 250 roquettes sur Israël, et Jérusalem a riposté avec des frappes aériennes sur la bande de Gaza.

Israël et la Turquie ont officiellement mis un terme à une brouille diplomatique en 2016 qui avait commencé quand 10 activistes turcs avaient été tués dans un affrontement brutal avec des commandos de la marine israélienne à bord de la flottille Mavi Marmara qui cherchait à forcer le blocus maritime d’Israël sur la bande de Gaza.

Mais même depuis que les liens ont été rétablis, les relations demeurent glaciales.

La Première dame d’Israël a été enterrée au cours d’une cérémonie d’état au cimetière national du mont Herzl à Jérusalem.

Rivlin est décédée la veille, juste avant son 74e anniversaire, à l’hôpital Beilinson de Petah Tikva, où elle était traitée après une rechute à la suite d’une transplantation pulmonaire.

Le cercueil de Nechama Rivlin, la femme du président israélien Reuven Rivlin, a été mis au théâtre de Jérusalem le 5 juin 2019 pour que le public puisse lui rendre un dernier hommage avant son enterrement.

Le président américain Donald Trump a également exprimé ses condoléances pour la mort de Rivlin, déclarant qu’elle avait représenté son pays « avec grâce et stature ».

Trump, le président français Emmanuel Macron et le président allemand Frank Walter Steinmeier ont tous appelé le bureau de Rivlin pour exprimer leurs condoléances.

Souhail Ftouh

L’homme d’affaire canadien Peter Gilgan offre $100 millions pour un Hôpital pour enfants

Toronto, ONTARIO – le 3 juin 2019 – Un don sans précédent de 100 millions de dollars, offert par la Fondation Peter Gilgan, a été annoncé à l’Hôpital for Sick Children (SickKids) au Canada. La Fondation Peter Gilgan fait un don de 100 millions de dollars – le plus important don jamais jamais offert à SickKids .

Avec les dons faits à d’autres hôpitaux et organismes de soins de santé à ce jour, Peter Gilgan et la Fondation Peter Gilgan sont ainsi devenus les plus grands bienfaiteurs des soins de santé au Canada.

Ce don de 100 millions de dollars appuiera la campagne SickKids VS Limits, qui comprend notamment le réaménagement du campus de SickKids, notamment la construction d’une nouvelle tour de soins des patients sur University Avenue, qui sera appelée tour de soins des patients de la famille Peter Gilgan.

«Nous sommes extrêmement reconnaissants à Peter Gilgan et à la Peter Gilgan Foundation pour leur leadership philanthropique continu et leur dévouement envers SickKids. Notre vision pour l’hôpital pour enfants du futur comprend la construction d’un bâtiment à la pointe de la technologie, associant nos soins de calibre mondial à des espaces conviviaux pour les patients et leurs proches. Ce cadeau est sans précédent et contribuera à faire de notre vision une réalité », a déclaré le Dr Ronald Cohn, président et chef de la direction de SickKids.

«Conjugué à un engagement du gouvernement de l’Ontario et à l’appui d’autres donateurs, ce don aidera SickKids à continuer de faire progresser la santé des enfants grâce à des soins cliniques exemplaires, une recherche de pointe et un enseignement d’excellence au Canada et dans le monde.

L’Hôpital SickKids est un chef de file en matière de santé pédiatrique, avec la qualité des soins fournis aux plus de 150 000 patients chaque année.

En 1949, Lorsque SickKids a été construit sur la 555 avenue de l’Université, il s’agissait du plus grand hôpital pour enfants au monde.

En 1993, il y a près de 25 ans, l’hôpital s’est agrandi avec l’ouverture du bâtiment Atrium, situé au 170, rue Elizabeth.

Mais les traitements médicaux et la technologie ont parcouru un long chemin depuis les années 1940, voire les années 1990, et il est donc plus important que jamais que l’Hôpital évolue pour réaliser pleinement les possibilités offertes par la santé des enfants.

Pour que SickKids reste un chef de file mondial en matière de santé pédiatrique, le moment est venu de réaliser un campus entièrement réaménagé.

«Continuer à avoir la possibilité de soutenir SickKids est un honneur et une grande source d’humilité», déclare Peter Gilgan.

«Je suis dans une position privilégiée pour pouvoir faire ce cadeau, et je sais qu’il sera utilisé pour aider les enfants d’aujourd’hui et de demain à vivre plus longtemps et en meilleure santé. Je tiens à remercier ma famille, les Gilgans et ma famille Mattamy, dont le soutien sans faille depuis de nombreuses années a rendu cet engagement possible. ”

Avec le plus gros cadeau jamais offert à l’Hôpital SickKids,la Fondation Peter Gilgan s’est engagée à faire du campus SickKids un leader mondial à la pointe de la technologie. Elle a commencé en 2012 avec un don transformationnel de 40 millions de dollars destiné à soutenir la construction du Centre de recherche et d’apprentissage SickKids.

Le Centre Peter Gilgan pour la recherche et l’apprentissage regroupe 2 000 membres du personnel de recherche, qui travaillaient auparavant dans six bâtiments différents afin d’améliorer les interactions entre collègues chercheurs et chercheurs.

L’intégration de la recherche aux soins aux patients et à l’apprentissage est l’une des forces de SickKids. Le don d’aujourd’hui porte à plus de 140 millions de dollars le montant cumulé des dons de la Fondation Peter Gilgan à SickKids.

Le donateur Peter Gilgan (au centre) et d’anciens patients de SickKids organisent une procession autour de l’hôpital, le 3 juin 2019, célébrant l’annonce du don de 100 millions de dollars de Peter Gilgan.

SickKids commencera ses travaux en octobre 2019 sur le premier de ses deux bâtiments. Le premier bâtiment, le centre de soutien aux patients, abritera le SickKids Learning Institute avec 1 200 stagiaires de classe mondiale, un centre de simulation pour un enseignement pratique et fournira à 6 000 professionnels, membres du personnel de direction et de soutien, des espaces à jour pour meilleur travail.

Le second bâtiment, la tour de soins pour patients de la famille Peter Gilgan, abritera des unités de soins critiques et des unités pour patients hospitalisés. Il reflétera les toutes dernières avancées en matière de conception médicale: chambres privées pour une famille, lits dédiés pour la santé mentale, une unité de thérapie de pointe pour la greffe de sang et de moelle osseuse / cellulaire, des salles d’opération spécialisées, des installations d’imagerie diagnostique de pointe service d’urgence très étendu.

 

 

Peter Gilgan a pris la parole après l’annonce du nom de la nouvelle tour de soins pour patients de la famille Peter Gilgan.

L’Hôpital pour enfants malades (SickKids) est reconnu comme l’un des principaux établissements de soins de santé pédiatriques au monde et est le principal centre canadien dédié à la promotion de la santé des enfants grâce à l’intégration des soins aux patients, de la recherche et de l’éducation.

Affilié à l’Université de Toronto, SickKids est l’un des hôpitaux les plus axés sur la recherche au Canada et a généré des découvertes qui ont aidé des enfants du monde entier. Sa mission est de fournir le meilleur des soins complexes et spécialisés axés sur la famille; progrès scientifiques et cliniques pionniers; partager l’expertise; favoriser un environnement académique qui nourrit les professionnels de la santé; et défendre un système de santé accessible, complet et durable pour les enfants.

SickKids est un membre fondateur de Kids Health Alliance, un réseau de partenaires travaillant à la création d’une approche de haute qualité, cohérente et coordonnée des soins de santé pédiatriques centrée sur les enfants, les jeunes et leurs familles.

Souhail Ftouh

 

L’économie israélienne en hausse de 5,2% au premier trimestre 2019 et le chômage ramené à 3,6% !

L’économie israélienne a démarré l’année 2019 en force avec une poussée de son PIB de 5,2 %. L’activité poursuit donc sa séquence vigoureuse et s’illustre notamment dans le secteur des hautes technologies.

La croissance provient essentiellement du secteur technologique, scientifiques et techniques précise le Bureau Central des Statistiques. Les résultats du premier trimestre 2019 confirment que le cycle d’expansion se poursuit à un bon rythme. La croissance soutenue de l’économie mondiale et l’accélération anticipée aux États-Unis continueront de se répercuter positivement sur le secteur technologique.

Israël : une économie qui présente de bons indicateurs économiques en 2019

Selon le Bureau Central des Statistiques, la croissance du PIB en Israël a fortement augmenté au premier trimestre 2019.L’économie a progressé de 5,2% au premier trimestre. La croissance était de 3,9% au quatrième trimestre de 2018 et de 2,8% au troisième trimestre de 2018.

La production commerciale a augmenté de 5,8% au premier trimestre de 2019, puis de 3,9% au quatrième trimestre de 2018 et de 2,5% au troisième trimestre de 2018. Les exportations de biens et de services ont atteint 4,9% au premier trimestre de 2019.

Le marché de l’emploi se porte bien et, conjugué à une démographie dynamique (environ +2% par an), contribue à soutenir la consommation et la croissance.Le taux de chômage a été ramené de 5,9% de la population active en 2014 à 3,6% début 2018, soit son niveau le plus bas depuis le milieu des années 1970.

Les salaires ont augmenté sur la période récente, contribuant également à renforcer leur pouvoir d’achat (le salaire moyen nominal brut atteignant désormais un niveau de 10 200 shekels, soit environ 2 500 euros). Cette augmentation procède en partie de la décision en 2017 d’augmenter le salaire minimal de 5000 shekels à 5300 shekels bruts (soit environ 1300 €). Ce niveau reste toutefois inférieur au SMIC français en termes de pouvoir d’achat, que l’OCDE estime être supérieur de 22% en France à ressources financières égales.

L’exploitation des gisements de gaz récemment découverts au large du pays, les investissements prévus en matière d’infrastructures ces prochaines années (énergie, transports) et la spécialisation efficace d’Israël dans l’innovation technologique (4,3% du PIB consacré à la R&D civile) devraient contribuer à soutenir la croissance à plus long terme. Le secteur high tech, qui représente 8,3% des emplois, environ 15% du PIB et 50% des exportations, entraîne notamment une dynamique d’investissements (5,2 Md$ de levées de fonds en 2017) et d’exportations de services (croissance de 8% par an).

La gestion de la dépense publique est par ailleurs globalement satisfaisante. Selon le ministère des Finances israélien, le déficit budgétaire, maîtrisé, s’est établi à 1,97% du PIB en 2017 (après 2,15% en 2016). La dette du gouvernement a baissé continuellement depuis 10 ans, passant de 92% du PIB en 2004 à 61,1% fin 2017.

La cible de déficit de 2,9% prévue pour 2018 et 2019 (budget voté de manière anticipée en mars) n’est pas de nature à remettre en cause les fondamentaux solides, même si une légère augmentation du ratio dette/PIB est possible. Les agences de notation sont par ailleurs alignées sur une évaluation de la dette souveraine à « A+ » avec perspective stable.

La situation des comptes extérieurs est solide. Le compte courant a dégagé un excédent significatif de 12Md$ en 2016, ramenée à 10,5 Md$ en 2017, soit 3% du PIB. Les flux d’investissements directs entrants, également importants, étaient de l’ordre de 12,3 Md$ en 2016 et de 19 Md$ en 2017. Les avoirs extérieurs de la Banque centrale ont continué de progresser et s’établissent à 115 Md$, soit un tiers du PIB et plus d’un an d’importations de biens et services.

Négative en 2016, l’inflation était de 0,4% en 2017. Ce niveau d’inflation rend compte d’une diminution des prix hors logement parallèle à une augmentation des prix du logement (notamment à l’achat). La Banque d’Israël a fixé une fourchette cible pour l’inflation de 1 à 3% et maintient depuis plusieurs années son taux directeur à 0,1%. Elle se montre confiante sur le fait que l’inflation rejoindra sa cible dans un futur proche.

Israël a longtemps été perçu comme un pays en développement mais, depuis les années 2 000, le pays est membre de l’OCDE (le « club des pays riches ») et son PIB par habitant est désormais comparable à celui de l’Espagne ou de la Corée du Sud, ce qui fait du pays le 37ème plus riche du monde selon cet indicateur.

Ces dernières années, les indicateurs économiques d’Israël étaient particulièrement favorables : la croissance a été supérieure à 3 %. Ces dernières années, les indicateurs économiques d’Israël étaient particulièrement favorables : la croissance a été supérieure à 3 % par an depuis 2015 et l’inflation inférieure à 5 %. De plus, le taux de chômage est d’environ 4 %, le compte courant largement excédentaire, le déficit public d’environ 2 % du PIB et la dette publique rapportée au PIB est en baisse constante. Comparé aux autres pays développés, notamment à l’Europe et au Japon, Israël fait figure d’incontestable réussite.

Cette forte croissance est notamment due à la très bonne formation de la population et à un niveau technologique élevé qui permet au pays d’exporter des produits de grande qualité et de développer un tissu dense d’entreprises innovantes. En effet, Israël consacre plus de 4 % de son PIB à la recherche-développement, comparé à un peu plus de 2 % en France et 2,7 % aux États-Unis.

Souhail Ftouh

Diminuer les embouteillages :Tel-Aviv envisage une taxe pour financier le transport collectif

Afin de lutter contre les embouteillages, le ministère des Finances envisagerait d’instaurer de nouvelles taxes pour frapper au porte-monnaie des conducteurs qui engorgent les routes à l’heure de pointe et utilisent leur voiture dans les centres-villes.

Tel-Aviv est prête à imiter New York qui implantera en 2021 un système de péage autour de son centre-ville afin de financer son transport collectif.

Le nouveau prélèvement vise à réduire le recours à la voiture, notamment dans le centre-ville de Tel Aviv constamment en proie à des embouteillages monstres et pour le financement des besoins du développement du transport collectif.

Le plan prévoit la mise en place d’une taxe spéciale visant les voitures, dans les zones surpeuplées, pour essayer de réduire le nombre de véhicules qui saturent les centres-villes, tout particulièrement à Tel Aviv. Toutefois les nouvelles propositions doivent être présentées au prochain gouvernement une fois qu’il sera formé.

Londres, Singapore et Stockholm ont introduit des systèmes similaires, connus sous le nom de la « taxe embouteillage », qui ont conduit à une réduction du trafic et à des améliorations de la qualité de l’air, tout en créant un revenu croissant pour développer les transports publics et d’autres infrastructures.

Pourtant, des critiques du projet ont affirmé que, dans la pratique, ce système signifiera que la conduite en centre-ville sera réservée aux riches.

Le changement de la structure de taxe de transport en Israël vise aussi à faire payer plus les conducteurs qui encombrent plus le système routier.

Des rapports approfondis sur l’économie israélienne publiés par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Fonds monétaire international (FMI), deux institutions de recherche économique les plus réputées au monde, aboutissent à la même conclusion : la congestion routière en Israël est le problème numéro un du pays comparé aux autres pays développés.

Israël souffre de la pire congestion de l’OCDE, et la situation ne fera que s’aggraver”, a déclaré le directeur adjoint du FMI, Craig Beaumont, lors d’une conférence de presse résumant la visite d’une délégation du FMI en Israël. “La population d’Israël augmente, la qualité de la vie augmente, de plus en plus de gens se tournent vers les véhicules privés et le défi de l’infrastructure s’accélère.”

Le Fonds monétaire international (FMI) a attribué une note peu satisfaisante aux transports en commun dans les villes israéliennes, affirmant que la congestion routière coûtait en moyenne 60 minutes par jour aux passagers.

“Insatisfaisant” est la note attribuée par le (FMI) aux transports en commun dans les villes israéliennes. Dans le rapport complet du FMI le mois dernier, publié le mois dernier, le FMI explique comment Israël a pris beaucoup de retard par rapport aux pays de l’OCDE en matière d’infrastructures et pourquoi il est impossible de combler le fossé sans augmenter les impôts ni éliminer les exonérations fiscales.

Un rapport semestriel de l’OCDE présentait des chiffres soulignant la gravité du problème.

La densité de transport en Israël est en moyenne de 2 800 véhicules par kilomètre de routes, 3,5 fois les 800 véhicules par kilomètre de densité moyenne dans les pays de l’OCDE et presque le double de la densité moyenne de 1 300 véhicules par kilomètre de routes en Espagne.

La raison en est simple : le rythme de construction des infrastructures de transport en commun est loin de dépasser la place de l’augmentation du nombre de véhicules particuliers. En 2017, Globes a rapporté les résultats d’une enquête menée par le Centre de recherche et d’information de la Knesset montrant que le nombre de véhicules en Israël a augmenté de 17% au cours des cinq dernières années, alors que la route n’a augmenté que de 6%.

Cordon de péage autour de New York

L’État de New York a confirmé en adoptant son budget, en avril 2019, qu’il implanterait un cordon autour d’une importante partie de Manhattan afin de financer la réfection du réseau de métro.

New York devrait devenir la première ville américaine à utiliser une taxe embouteillage pour faire diminuer le trafic et financer des améliorations importantes en matière de transport, suivant les traces de Londres, Singapore et de Stockholm. Ces villes ont fait l’expérience d’une réduction du trafic et ont engrangé un revenu important pour développer les transports publics.

La Ville de New York prépare la mise en place de ce cordon, à l’instar de villes comme Londres et Stockholm.

Les taxes à New York ne commenceront pas avant la fin 2020, au plus tôt, et même s’il n’est pas certain que ces taxes décourageront les gens à utiliser leurs voitures, les péages devraient générer des revenus supplémentaires pour améliorer les transports publics.

La Communauté métropolitaine de Tel-Aviv recommande de mettre en place un tel système de péage, mais seulement à partir de 2024, le temps d’améliorer l’offre de transport collectif. En attendant, la ville israélienne travaillait à court terme à élargir la taxe sur les immatriculations afin d’augmenter le financement du transport collectif.

Les automobilistes de la région de Tel-Aviv paient 80 $ sur leurs immatriculations pour financer le transport collectif. Tel-Aviv envisage d’étendre à toute la région cette surtaxe, ce qui ferait passer la contribution à 100 $ pour tous.

Les spécialistes estiment que Tel-Aviv devra davantage s’engager en faveur du transport collectif. Présentement, Israël est à l’inverse de la tendance des pays de OCDE.Elle investit davantage dans le système routier que le transport collectif.

Cette “taxe de congestion» reste tabou en Israël à cause d’un homme :le ministre Yisrael Katz. Il n’est pas disposé à accepter une taxe sur la congestion à l’entrée de Tel-Aviv, même si tous les experts en transport estiment que cette mesure est essentielle et très efficace.

L’argument de Katz est qu’il est injuste de punir les conducteurs en les forçant à quitter leur véhicule privé sans leur donner une solution de transport en commun appropriée. La vraie raison, cependant, c’est l’ambition politique, pas l’équité. Katz sait qu’il paiera pour cela et qu’il ne deviendra jamais Premier Ministre s’il faisait cela… Et au vu du nombre de publicités qu’il paye sur Facebook pour se faire mousser, pas sûr qu’il renonce à son rêve pour le bien des automobilistes.

 

Une « voie rapide » payante

Dans une précédente tentative de lever des fonds pour résoudre le trafic à Tel Aviv, le ministère des Transports a construit une « voie rapide » de 13 kilomètres sur l’autoroute 1 très chargée qui permet de se déplacer depuis l’est de la ville.

En utilisant la voie payante, les conducteurs peuvent choisir de payer des frais supplémentaires pour éviter une partie des embouteillages quotidiens qui bloquent cette artère principale. Le projet comprend un emplacement de parking gratuit pour 2 000 voitures et un service gratuit de navettes de bus.

Pourtant, le projet n’a pas réussi à réduire le flot quotidien de voitures ni à désengorger les rues du centre de Tel Aviv des embouteillages.

Le gouvernement israélien investit beaucoup dans les réseaux ferrés et dans la construction d’un système de tramway pour Tel Aviv. Mais ces investissements doivent encore faire leur preuve pour diminuer le volume de véhicules sur les routes et des critiques affirment que le transport public en Israël reste largement très inadapté.

Une conférence rassemblant des experts pour essayer de résoudre le problème des embouteillages est prévue pour juin 2019 à Tel Aviv. L’événement « anti-embouteillage » va permettre au secteur israélien des transports de réfléchir à différentes solutions comme l’augmentation de taxes ou le développement des transports publics.

Souhail Ftouh

A la veille du « Deal du siècle », Israël accueillera une réunion trilatérale avec la Russie et Les États-Unis

 

Jérusalem accueillera le mois prochain une réunion trilatérale sans précédent de hauts responsables de la sécurité d’Israël, de Russie et des États-Unis, a annoncé la Maison Blanche.Le gouvernement des États-Unis veulent aussi promouvoir le « Deal du siècle » pour le Moyen-Orient

« En juin, l’ambassadeur John Bolton, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, le conseiller à la sécurité nationale israélien Meir Ben-Shabbat et le secrétaire russe du Conseil de sécurité Nikolay Patrushev se réuniront à Jérusalem pour discuter des questions de sécurité régionale», a déclaré le secrétaire de presse de la Maison Blanche.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a évoqué aussi la réunion prévue, soulignant son caractère unique et son importance pour la sécurité nationale d’Israël. Il n’a pas révélé le contenu de l’ordre du jour.

La rare réunion tripartite devrait porter principalement sur la Syrie, en particulier sur les efforts de l’Iran pour se retrancher militairement près des frontières israéliennes, et sur le retrait prévu des troupes américaines de ce pays déchiré par la guerre.

Moscou est un proche allié de Téhéran et de Damas, tandis que Jérusalem et Washington sont les ennemis jurés de la République islamique.

Ben-Shabbat a rencontré Bolton le mois dernier à Washington, principalement pour discuter de l’Iran et des engagements communs à lutter contre ses activités malveillantes et d’autres acteurs déstabilisateurs au Moyen Orient.

Ben-Shabbat a rencontré aussi Patrushev pour la dernière fois en septembre 2018 à Moscou pour discuter des « questions régionales au Moyen Orient, dont la situation en Syrie », selon un rapport du cabinet du Premier ministre. « Le conseiller à la sécurité nationale Ben-Shabbat a souligné qu’Israël insiste pour que les forces iraniennes quittent toute la Syrie », lit-on dans le rapport.

Le gouvernement des États-Unis veulent aussi promouvoir le « Deal du siècle » pour le Moyen-Orient, un plan initialement conçu pour la paix. Le conseiller et gendre de Donald Trump, Jared Kushner, s’est rendu en Jordanie pour tenter de convaincre Amman de l’utilité de ce deal.

Les autorités US ont évoqué les dates des 25 et 26 juin 2019. Il s’agira plus précisément de tenir une assise économique internationale à Bahreïn censée attirer des investissements dans les Territoires palestiniens.Ce sera aussi la première phase de ce « Deal du siècle ».

Les autorités palestiniennes ont toutefois appelé à l’unanimité à un boycott de la réunion.Les groupes palestiniens ont unanimement déclaré qu’ils n’étaient pas disposés à accepter le prétendu traité de paix.

Les responsables du Hamas ont exprimé leur opposition à ce plan américain. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré récemment : « L’accord du siècle ou, mieux, l’accord de la honte ira en enfer. Le projet et la réunion économique sur laquelle ils travaillent peuvent aller au diable aussi. »

Le secrétaire général du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a appelé à l’union sacrée pour faire échouer le Deal du siècle. Il a affirmé que tous les pays et tous les groupes musulmans étaient responsables de la défense des droits des Palestiniens.

Au cours des deux dernières années, le président des États-Unis a recherché un accord pour le conflit israélo-palestinien, à la suite de diverses consultations avec le prince héritier Mohamed ben Salmane et avec Benjamin Netanyahu. Les détails précis du plan n’ont pas été annoncés officiellement, mais des sources bien informées affirment qu’il vise à faire de la sainte ville la capitale d’Israël. Un gouvernement palestinien sans forces armées ni organe de politique étrangère serait mis en place.

Les réunions à La Mecque et à Manama sont aussi des prémices à l’annonce de ces plans. Riyad, Abou Dhabi, Manama et Le Caire continuent à soutenir ce deal.

Souhail Ftouh

Israël fabrique une bière avec une levure plus vieille que les Palestiniens !

 

Cela vous choque ? Des chercheurs israéliens ont annoncé qu’ils avaient réussi à extraire de la levure d’anciennes jarres pour fabriquer une bière semblable à celle que les pharaons buvaient il y a plus de 5 000 ans.

La bière, avec une teneur en alcool de 6 % et un goût similaire à une bière de blé, a été présentée aux journalistes, ainsi qu’un hydromel dont le taux d’alcool est de 14 %.

C’est la première fois qu’une bière est créée avec de la levure antique, ont assuré lors d’une conférence de presse des chercheurs de l’Autorité des antiquités israéliennes ainsi que de trois universités qui ont travaillé sur ce projet.

« Lorsque nous avons apporté cette bière et, assis autour d’une table, nous l’avons bu, nous avons levé un toast », a déclaré Aren Maeir, un archéologue de l’université de Bar-Ilan.

« Et j’ai dit : soit tout se passera bien, soit nous serons tous morts dans cinq minutes. Nous avons survécu et nous sommes là pour raconter cette histoire », a ajouté M. Maeir.

Les levures utilisées ont été retrouvées au fond de jarres découvertes sur des sites archéologiques dont certains dans le désert du Néguev (sud).

La bière dégustée était fabriquée avec une levure datant d’il y a environ 5 000 ans, selon l’Autorité des antiquités.

Pour produire ce breuvage, les chercheurs ont utilisé les méthodes modernes de fabrication de bière.Ils espèrent dans l’avenir pouvoir en produire en utilisant cette fois des recettes antiques et éventuellement commercialiser les bières.

Les Palestiniens n’existent pas à cette époque

 Pas besoin de faire beaucoup de recherches avant de constater que le nom « Palestine » a été créé par l’Empire romain. Les Romains ont donné ce nom au pays après l’avoir conquis, en 75 après JC et donc au moins 600 ans avant la naissance de l’Islam. Le nom de Palestine s’est surtout généralisé après la défaite de Bar Kokhba en 132.

Avant la renaissance de l’État d’Israël, en 1948, le seul peuple qu’on appelait « palestinien » était le peuple juif. Pas le peuple arabe.Avant la fin des années soixante, le terme « palestinien » était utilisé par le monde entier pour définir les juifs.

Les Arabes ne souhaitaient pas être appelés « Palestiniens », car ne voulaient être associés ni aux juifs ni à l’État britannique de la Palestine.

La plupart des Arabes palestiniens étaient des nouveaux venus en Palestine sous le mandat britannique. Ces Arabes vivant à l’ouest du Jourdain, en Israël, en Cisjordanie, (Judée et Samarie) et à Gaza sont de nouveaux arrivants venus des pays arabes voisins au tournant du XXe siècle, parce qu’ils étaient attirés par la prospérité économique relative apportée par le mouvement sioniste et les Anglais dans les années 1920 et 1930.

Avant 1967 il n’y avait aucun article de journaux ou autre qui parlait des Arabes comme “palestiniens”.

C’était une insulte. Si on appelait un Arabe « Palestinien », il répondait alors: « Je suis Arabe?! Je ne suis pas juif?! » Les Arabes qui vivaient dans la région sont devenus « palestiniens » après la guerre des Six Jours en 1967. Avant cette période, lorsque la Judée, la Samarie et Jérusalem étaient occupés par la Jordanie et que Gaza était occupé par l’Égypte, aucun Arabe ne se ressentait « Palestinien ».

Jusqu’en 1967, les Arabes résidant sur place considéraient simplement qu’ils faisaient partie de la “grande nation arabe” ou qu’ils étaient des “Syriens du Sud.” C’est après la guerre des Six Jours que les Arabes jugèrent opportun d’inventer un peuple palestinien.

Il n’a jamais eu de peuple palestinien existant de toute éternité. La plupart des soi-disant Palestiniens sont des arrivants relativement récents en Terre d’Israël.

Les noms de famille de nombreux Palestiniens attestent de leur origine non-palestinienne. A l’instar des Juifs portant des noms comme Berliner, Warsaw et Toledano, l’annuaire téléphonique moderne dans les Territoires est remplis de familles appelées Elmisri (Égyptien), Chalabi (Syrien), Mugrabi (Africain du Nord). Même Georges Habash – l’archi-terroriste qui fut à la tête de Septembre Noir, porte un nom d’origine abyssinienne ou éthiopienne, Habash qui est à la fois arabe et hébreu.

Même Yasser Arafat, le si fameux « Palestinien » et ancien leader de l’OLP n’est pas né « Palestinien ». Il se définissait comme « réfugié palestinien » alors qu’il est né au Caire et a parlé toute sa vie l’arabe avec un accent égyptien. Il a fait son service dans l’armée égyptienne, a étudié à l’université du Caire où il a habité jusqu’en 1956. Il n’a jamais été réfugié de quoi que ce soit et il n’était même pas originaire de la région en question. Le nom complet d’Arafat était Mohammed Abdel Rahman Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al-Husseini.

La nationalité palestinienne est une réalité née de l’opposition au sionisme, et non d’aspirations nationales particulières. L’identité palestinienne n’existant pas jusqu’à ce qu’une force adverse la fasse surgir, elle se résume à l’antisionisme

&La Palestine en tant qu’entité autonome n’a jamais existé au cours de l’Histoire. Le pays fut dominé successivement par les Romains, par les croisés Chrétiens, par les Musulmans (qui n’ont d’ailleurs jamais fait de Jérusalem une capitale pendant qu’ils occupaient le pays), par les Ottomans et, brièvement, par les Britanniques au lendemain de la première Guerre Mondiale.

Parce que des Arabes, s’étant emparés collectivement de la cause palestinienne, ont voulu promouvoir l’idée que leurs frères en deçà du Jourdain avaient été dépossédés de leur territoire

Souhail Ftouh

Une ONG israélienne soigne 5000 enfants dans le monde atteints de maladies cardiaques

 

Save a Child’s Heart diagnostique, traite et opère gratuitement les enfants de pays en développement souffrant de maladies du cœur mettant leur vie en danger.

Fatma, une fillette de un an, pleure dans son lit d’hôpital et pour cause – elle a faim. Elle n’a pas mangé depuis la veille au soir, en prévision de l’opération à cœur ouvert dans laquelle elle va être entraînée à tout moment.

Sa mère, Balkis Haji tente de la calmer. Il y a dix-neuf ans, elle était elle-même dans une situation similaire et attendait dans le même hôpital – le centre médical Wolfson à Holon, en Israël – une opération qui sauverait sa vie en la guérissant d’une maladie cardiaque appelée brevet ductus artériosus.

Mais ni Balkis, 26 ans ni sa fille Fatma ne sont israéliennes. Elles ont fait tout le trajet depuis Zanzibar pour se faire opérer gratuitement avec l’aide de l’association à but non lucratif Save a Child’s Heart.

Fatma, raconte sa mère, semblait aller bien à la naissance, pesant même sept livres. «Mais à l’âge de trois mois, elle a commencé à avoir de fréquentes fièvres, toux et pneumonies. Nous sommes allés à l’hôpital.»

Une échocardiographie a révélé que la fillette de trois mois souffrait des mêmes problèmes que sa mère avait connus dans son enfance. «Beaucoup d’enfants ont ce problème», explique Balkis Haji. « C’est dangereux parce qu’ils ne grandissent pas correctement. »

À l’époque, Save a Child’s Heart participait à l’une de ses missions à l’étranger, à l’hôpital de Zanzibar, afin de dépister 400 enfants de la région pour des problèmes cardiaques. Après avoir examiné Fatma et réalisé que sa mère était leur ancienne patiente, les médecins du SACH ont décidé de l’emmener en Israël afin qu’elle y subisse une intervention chirurgicale. Elle est le 5 000e enfant à avoir été soignée par cette organisation, qui a déjà soigné des enfants originaires de 60 pays différents.

La mission de cette organisation à Zanzibar n’était pas unique. Fondée en 1995 par le Dr Ami Cohen, immigrant américaine et chirurgien en cardiologie, l’organisation a commencé à fonctionner le centre médical Wolfson, où il travaillait. Tout a commencé quand un cardiologue pédiatrique d’Éthiopie a demandé l’aide de Cohen au sujet de deux enfants qu’il soignait. Ils ont été envoyés en Israël pour y subir une opération chirurgicale, donnant ainsi naissance à la mission de Cohen consistant à aider les pays en développement en matière de cardiologie pédiatrique.

À ce jour, l’organisation qui a gagné un prix de l’ONU a traité 5 000 enfants originaires de 60 pays à Wolfson dans la ville de Holon, dans la région métropolitaine de Tel Aviv. Elle forme également des médecins de ces pays à l’hôpital et envoie régulièrement des missions médicales dans de nombreux endroits du monde. Tout cela est effectué par une centaine de médecins et d’infirmières de Wolfson, qui donnent de leur temps et de leur expérience.

Alona Raucher Sternfeld est chef du service de cardiologie pédiatrique pour Wolfson et SACH. Elle explique que l’état de Fatma est causé par le reste d’un vaisseau sanguin fœtal qui aurait dû se fermer peu après la naissance.

«Il y a beaucoup de circulation sanguine dans ce vaisseau et cela provoque une congestion pulmonaire», explique-t-elle, soulignant que les enfants atteints de cet état souffrent de détresse respiratoire, comme les syndromes de pneumonie rencontrés par Fatma: «Tout cet apport calorique est perdu par cet effort respiratoire», note-t-elle. C’est la raison du faible poids actuel de Fatma, de 13 livres, alors qu’elle est bien développée.

Fatma devrait rester sur le sol israélien pendant deux à trois mois après l’opération pour une phase de récupération et d’observation.

À cet effet, SACH dispose d’un grand bâtiment à proximité de l’hôpital, pouvant accueillir jusqu’à 60 personnes à tout moment: les enfants, leurs parents, leurs infirmières, ainsi que les médecins stagiaires à l’étranger.

Des volontaires israéliens et étrangers viennent jouer avec les enfants pendant quelques heures, soit dans la maison spacieuse, soit dans son magnifique jardin.

De plus en plus de volontaires viennent jouer dans l’après-midi avec les enfants jusqu’à l’heure du dîner et du coucher.C’est déjà bien pour un complexe qui héberge actuellement des personnes de Zanzibar, Tanzanie, Kenya, Ghana, Ouganda, Kurdistan, Éthiopie et de l’Autorité Palestinienne.

Certains enfants plus âgés qui arrivent en Israël sans leurs parents.Cela se produit parce que SACH doit donner la priorité au nombre de personnes qu’elle peut faire venir, et la première préoccupation est de venir en aide à autant d’enfants malades que possible. Les enfants plus âgés sont pris en charge par l’infirmière qui arrive avec chaque délégation, à la fois à l’hôpital et pendant la convalescence.

Simon Fisher, directeur exécutif d’origine britannique, explique ici le cœur de la mission de SACH: « Je crois que Save a Child’s Heart représente le meilleur d’Israël « , a-t-il déclaré.

«Au cœur des activités se trouvent des valeurs universelles qui font au moins partie de mon ADN en tant que juif, Israélien et immigré du Royaume-Uni en Israël et ressent le besoin de montrer qui nous sommes. » « Tant qu’il restera un enfant que nous pouvons aider, alors nous aiderons », dit-il des différentes populations traitées par l’organisation apolitique, notant que la nationalité ne fait aucune différence.

Ceci est particulièrement vrai dans le cas des enfants palestiniens, qui bénéficient d’une clinique hebdomadaire spéciale à SACH: «Il est logique d’aider ses voisins», dit-il.

« Nous pensons qu’il existe un élément très important d’instauration de la confiance entre israéliens et palestiniens, et ce grâce à la santé. » « Même dans les pires moments, des enfants ont dû se faire soigner », a-t-il ajouté.

L’aide aux enfants du monde entier ne se fait jamais aux dépens des enfants israéliens locaux, note Fisher. En fait, un nouveau centre médical pour enfants construit à Wolfson grâce aux efforts de la SACH traitera tous les patients pédiatriques de la grande région de Holon.

Parrainé par les donateurs Sylvan Adams, Morris Kahn, la Fondation Azrieli et la Ted Arison Family Foundation, l’hôpital pour enfants devrait traiter 700 patients de SACH par an. Et au regard du coût impliqué par le transport en avion et le traitement de chaque enfant de 15 000 dollars, l’initiative nécessite environ 10 millions de dollars.

Bien que l’organisation soit non gouvernementale, elle reçoit l’appui du ministère israélien de la Coopération régionale et parfois du ministère des Affaires Etrangères, ainsi que l’Union Européenne et d’autres donateurs privés.

L’opération de Fatma, par exemple, a été parrainée par des donateurs canadiens: «En tant que membre de la communauté internationale, Israël fait des dons à l’humanité en soi et, dans de nombreux cas, dirige en tant qu’exemple», déclare Fisher au sujet de SACH.

« C’est vraiment basé sur les valeurs de tikkun olam », a t-il ajouté, concluant que « les enfants sont notre avenir », c’est certainement le cas de Fatma. « Je veillerai à prendre bien soin de mon enfant« , déclare Balkis Haji.

«Je veux qu’elle soit médecin, spécialiste en cardiologie. C’était mon rêve et je n’ai pas eu la chance de le réaliser. Je veux m’assurer qu’elle le réalisera. »

Souhail Ftouh