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Des Tunisiens osent voyager en Israël

De plus en plus de touristes de Tunisie arrivent en Israël. Paradoxalement, cet État n’entretient aucune relation diplomatique avec la Tunisie. Ces visites s’inscrivent dans le processus de normalisation qui s’est accéléré depuis quelques mois, au point d’être banalisé après, notamment, les révélations sur l’existence de relations de moins en moins secrètes entre l’Etat juif et des capitales arabes comme Riyad, Abu Dhabi, Doha ou encore Mascate.

La grande majorité des touristes tunisiens ont demandé leur visa depuis l’ambassade israélienne de Paris, de Amman (Jordanie) ou du Consulat général d’Israël à Istanbul (Turquie).

Des sources  évoquent que cette nouvelle tendance est observable depuis les 3 dernières années. Objet de tous les fantasmes, Israël suscite des réactions passionnées dans les pays maghrébins.

Une vidéo circule actuellement montrant des touristes tunisiens venant de Tozeur, sud du pays, en tournée dans la vieille ville de Jérusalem.

Entre janvier 2018 et septembre de la même année 671 touristes portant des passeports tunisiens ont demandé des visas pour voyager en Israël  selon une source israélienne à Paris.

Ce nombre ne compte pas ceux qui sont entrées par la Jordanie ou la  Turquie. Ce nombre ne concerne pas aussi les tunisiens qui ont voyagé avec un passeport de pays occidental.

Israël ne tamponne plus les passeports dans les aéroports et dans la plupart des postes frontaliers. Néanmoins, du fait que des difficultés techniques peuvent parfois se produire, et à certains moments, le contrôle des frontières doit revenir à la méthode consistant à tamponner les passeports.

Les touristes tunisiens entrant ou quittant Israël doivent faire une demande officielle pour qu’aucun tampon israélien n’apparaisse sur leur passeport. Le touriste tunisiens doit informer le fonctionnaire de cette demande avant que les documents ne soient tamponnés.

Certains viennent ici pour le shopping, d’autres pour des raisons religieuses, et les derniers pour des raisons professionnelles. Mais les chiffres exactes de ces visites ont été gardés secrets afin de ne pas affecter la tendance.

L’opinion publique en Tunisie ne semble pas encore prête à sauter le pas pour une normalisation avec l’Etat d’Israël 

Beaucoup en Tunisie dénoncèrent les positions figées des diplomates tunisiens, au moment où Israéliens et Palestiniens sont en contact permanent.

Certains internautes tunisiens ayant noué des amitiés avec quelques membres de la communauté juive tunisienne, cherchent à obtenir un lien en Israël pour améliorer leur chance d’avoir le Visa. Seconde étape :les tracasseries administratives au Consulat d’Israël.

L’Obtention d’un Visa pour les ressortissants de pays arabes est particulière. Les demandes de visas de ces touristes sont scrupuleusement examinés par les services de sécurité intérieurs israéliens (Shin Bet), et doit être approuvé par le ministère des Affaires étrangères et l’Autorité de l’Immigration. (exemption des Égyptiens pour un séjour jusqu’à 14 jours pour entrer en Israël à travers Tabba seulement jusqu’à Beer-Sheva).

Cela peut prendre environ six semaines, le temps que la demande soit transmise au Ministère de l’intérieur à Jérusalem, et qu’une enquête soit diligentée. Les séjours touristiques en Iran, au Liban et en Irak ne peuvent pas aider.

De son côté La Tunisie, qui est parmi les rares pays au monde à n’avoir pas établi de relations avec Israël, autorise ses citoyens à se rendre en Israël et dans les Territoires, dans le cadre de voyages organisés ou des visites privées. Une condition, toutefois, s’impose : que la douane israélienne n’estampille pas les passeports de ces voyageurs à Ben Gourion ou à la frontière jordanienne.

Le visa sur feuille volante est la formule courante pour les voyageurs en provenance du Maghreb.

Les ressortissants tunisiens munis d’un passeport européen en cours de validité sont exempts de visa pour des visites à but touristique.

Plusieurs précautions sont prises sur tous les vols à destination d’Israël. Un officier de sécurité israélien est obligatoirement présent à bord. Il y en a peut-être un parmi les passagers.

Une fois arrivée sur le sol israélien, à l’aéroport de Ben Gourion, certains visiteurs sont fouillé minutieusement et souvent interrogé sur les raisons de la visite. Il arrive souvent aussi que les noms des visiteurs des pays arabes sont googlisé durant cet interrogatoire.

Maintenant vient le moment de la note. Basé sur l’idée qu’ils se sont fait de vous et de votre position par rapport à Israël, vous recevrez un numéro allant de 1 à 6 où 1 est parfait et 6 est très  mauvais.

1 et 2 ne sont donnés qu’à des gens très amis avec Israël ou des diplomates , 3 aux étrangers considérés comme inoffensifs, 4 commencent à contenir un élément de risque, 5 signifie que vous êtes fortement soupçonné, 6 très risqué, pour ne pas mentionner 6T qui représente une grave menace pour Israël.

Cette note est contenue dans une série de chiffres au dessous d’un code-barres imprimé sur un autocollant jaune, qu’ils afficheront sur votre passeport et sur chaque bagage. Si vous avez 3 il est assez rare que vos bagages ne soient contrôlés, peut-être regarderont-ils rapidement, si vous avez 5 ou 6 vous serez contrôlés de près.

Une fois tout ça terminé, vous serez emmené dans une petite chambre où ils vous feront une enquête avec les hommes du Service de sécurité intérieure israélien (si vous avez eu 4, 5 ou 6 certainement). Ce traitement, cependant, est réservé à ceux qui font preuve de liens évidents avec le terrorisme.

Si vous apportez des éléments liés à la Palestine (un kafeeyah, quelque chose avec le symbole du croissant, le mot «Palestine» ou sa carte) ou des livres et des films sur la Palestine, vous augmentez les chances d’une fouille encore plus détaillée, et ils vous poseront probablement quelques questions de plus (pourquoi avez-vous acheté ces articles, par exemple).

Attention si vous êtes dans la liste noire des personnes interdites dans le pays

Certaines personnes sont déjà interdites de séjour du Territoire israélien, à cause de leurs activités hostiles à Israël ou qui travaillent en permanence et ouvertement à délégitimer Israël.

Le ministère des Affaires stratégiques a établi une liste de personnes qui font la promotion du boycott d’Israël, et avec le ministère de l’Intérieur il est possible de bloquer l’entrée des ces personnes dans le pays.

En novembre dernier le président du Syndicat National des Journalistes Tunisiens, Néji Bghouri, a été refoulé. Ce journaliste contribue dans son pays à augmenter la haine contre Israël et symbolise tout ce qui est opposé au dialogue, au débat et au progrès pour la paix.

Souhail Ftouh

Un chanteur tunisien qui a brisé le boycott d’Israël, affronte la haine dans son pays

Il existe des chanteurs tunisiens célèbres en Israël, ce sont de véritables superstar : la scène musicale en Israël a récemment été l’hôte du chanteur tunisien M. Mohsen Cherif  malgré une campagne des propagandistes pro-palestiniens qui appellent au boycott. 

Avec quatre concerts uniques en janvier 2019 en Israël, M. Mohsen Cherif attise la jalousie de nombreux artistes dans son pays.

Les réactions n’ont pas tardé sur le Net. Elles vont de condamnation d’un acte considéré comme un pas vers la “normalisation” des relations avec l’Etat hébreu jusqu’aux appels à lui enlever sa carte professionnelle d’artiste.

Interrogé sur l’existence de moyens pour le punir pour avoir chanter en Israël, son avocat à Tunis, Maître Badis Koubakji, nous assure que ses adversaires n’ont aucune chance de gagner selon la loi tunisienne.

Le Syndicat du secteur tunisien de la Musique a publié, ce vendredi 1 février 2019, un communiqué de presse pour dénoncer cette production sur le territoire israélien et il a exhorté le ministère de tutelle à punir M. Cherif.

Ce syndicat est engagé depuis des années dans une lutte contre ses membres qui cherchent des contrats pour se produire en Israël. Ces chanteurs ont besoin de passer par des intermédiaires pour conclure des ententes avec des organisateurs israéliens.

En Tunisie les artistes sont de plus en plus pauvres.Le portrait est plutôt sombre et les revenus des artistes avaient chuté depuis 2010. Personne ne sera surpris d’apprendre que de plus en plus de chanteurs cherchent à travailler dans le marché israélien.

Comme chaque année le public israélien, notamment la communauté tunisienne, attend les performances de M. Mohsen Cherif. Ce dernier continue de participer à des festivals, des soirées et des concerts notamment à Eilat,Lod et Netanya.

Yuval Tayeb reste toute fois roi de la musique tunisienne à Netanaya

Ils sont près de 96 000 juifs d’origine tunisienne à vivre en Israël. La plupart d’entre eux sont encore attachés à leurs origines et à la culture. Les chansons en darija tunisienne sont très populaires chez eux, comme celles aussi des grands artistes maghrébins en Israël à l’instar de Maurice El Mediouni, Raymonde El Bidaouia, Nino Elmaghribi et Robert Sghir.

Mohsen Cherif un véritable phénomène chez les Tunes

Mais des chanteurs maghrébins musulmans en Israël, cela est encore plus rare ! Exception notable, M. Mohsen Cherif. Et chacun de ses déplacements en Israël entraîne un véritable raz-de-marée. La raison de son succès est sûrement dû à son côté « tunisois » très ouvert.

Selon M. Cherif quand vous débarquez ici, vous vous croyez loin du pays quand, au détour d’une ruelle à Netanya, vous entendez « si Mohsen Cherif Asselema ». Ne soyez pas étonnés, certains tunisiens, parfois oubliés dans leur pays d’origine, sont de vraies stars ici.

Ce qui a contribué à accroître sa réputation, ce sont encore ses visites régulières auprès de cette communauté.

 

Le succès de Mohsen Cherif est dû enfin à son amour pour ces juifs tunisiens. Nous assistons à une véritable hystérie de fans qui se précipitent pour le voir et se photographier avec lui. Il a su conquérir le cœur des Tunes, notamment grâce à son courage et il réussit à s’imposer comme un incontournable dans les festivités de cette communauté.

Ce chanteur tunisois qui incarne son pays c’est tout le contraire de ces jeunes tunisiens antisémites  victimes de la propagande anti-israélienne.

Souhail Ftouh

Israël inaugure sa nouvelle plateforme sur le gisement de gaz naturel Leviathan

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a inauguré ce jeudi 31 janvier 2019 une nouvelle plateforme sur le gisement de gaz naturel Leviathan, saluant en celle-ci une « révolution ».  Israël lancera aussi des livraisons de gaz en Égypte et en Jordanie à partir de cette année.

Les fondations de la plateforme, d’une taille de 98 mètres, sont arrivées ce week-end sur une péniche en provenance du Texas, où elles ont été construites, ont expliqué la société américaine Noble Energy et son partenaire israélien Delek, les partenaires principaux du consortium Leviathan.

Cette fondation sera fixée au fond de la mer et sa partie supérieure devrait arriver dans les prochains mois, selon un communiqué du consortium.

Une fois en place, la plateforme recevra le gaz du réservoir via deux pipelines sous-marins, le traitera puis l’enverra via un autre pipeline vers le système de transport de gaz israélien, est-il encore spécifié dans le document.

Le plus grand gisement de gaz naturel israélien équipé d’une nouvelle plateforme

S’exprimant près de l’installation, située à 10 kilomètres de la côte israélienne de la Méditerranée, M. Netanyahu a jugé que l’exploitation de Leviathan, censée débuter en 2019, constituerait un « élément essentiel de la puissance stratégique d’Israël ».

Il a indiqué que cette plateforme serait reliée aux infrastructures gazières européennes, tout en fournissant de l’énergie à Israël, pour un montant de plusieurs « milliards de shekels », selon un communiqué de son bureau.

Le ministre de l’Énergie, Yuval Steinitz, – en photo-a évoqué les accords en vigueur avec l’Égypte et la Jordanie, qui devraient bénéficier d’un surplus de gaz.

« Le gisement de gaz de Leviathan est le plus grand trésor naturel découvert en Israël et l’arrivée de la fondation de la plateforme symbolise notre entrée dans la phase finale de son développement », a-t-il affirmé.

Israël disposait déjà, avec le gisement Tamar exploité dès 2013, de réserves estimées à 238 milliards de m3. Le Leviathan, découvert en 2010 et où la production doit débuter en 2019, renfermerait 539 milliards de m3 de gaz naturel ainsi que 34,1 millions de barils de condensé.

Israël devient un fournisseur de produits énergétiques pour deux États arabes à partir de 2019.

Israël devient un fournisseur de gaz du monde arabe 

Israël lancera des livraisons de gaz en Égypte et en Jordanie à partir de cette année.

Pour la première fois, Israël va fournir du gaz naturel à l’Egypte. La compagnie israélienne Delek et son partenaire américain Noble Energy ont signé en 2018 avec l’égyptien Dolphinus pour lui livrer 64 milliards de mètres cube sur dix ans

Après la Jordanie, l’Egypte a signé avec Israël un contrat de 15 milliards de dollars sur dix ans. Le pays a besoin du gaz israélien, en attendant la montée en production de ses propres champs gaziers en mer.

L’Egypte est aujourd’hui importatrice de gaz. La production locale, en déclin, ne permet pas de satisfaire la demande intérieure, portée surtout par les besoins pour la production d’électricité.

Les exportations de gaz représentent une manne, encore inespérée il y a quelques années, pour Israël. Le contrat signé avec l’Egypte rapportera des milliards aux caisses de l’Etat Juif.

En septembre 2016, un contrat estimé à 10 milliards de dollars avait été signé pour l’exportation vers la Jordanie de gaz extrait de Leviathan.

Le gaz proviendra de deux champs offshore situés au large des côtes israéliennes en Méditerranée, Leviathan et Tamar.

Un gazoduc relierait Israël à l’Europe par la Méditerranée.

Le gaz israélien intéresse aussi l’Union européenne qui cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement.

Un gazoduc sous-marin reliera le champ gazier de Leviathan, sur le plateau continental israélien et le gisement Aphrodite, sur le plateau continental de Chypre, aux acheteurs potentiels de gaz en Europe: Grèce, Italie et Turquie. Le projet a été approuvé par le ministère italien de l’Énergie et les pays européens concernés.

Signé par Yuval Steinitz, le ministre israélien des Infrastructures nationales, de l’Énergie et de l’Eau, avec ses homologues chypriote, grec et italien, cet accord de novembre 2018 , qui est soutenu par l’Union européenne, prévoit la construction d’un gazoduc sous-marin EastMed, reliant les côtes israéliennes à Italie via Chypre, la Crète, la Grèce continentale et le sud de l’Italie.

Israël était en train de poser ce qui est appelé à devenir le plus long gazoduc au fond de la Méditerranée, qui devrait atteindre l’Europe. Sa longueur sera d’environ 2.000 km.

Ce gazoduc acheminera conjointement le gaz israélien et chypriote vers plusieurs pays européens dont la Bulgarie et la Serbie. Avec une longueur de 2.000 km et une profondeur sous-marine de 3,5 km, il sera le plus long et le plus profond du monde.

«La capacité de ce pipeline de gaz sera assez modeste, seulement 12 milliards de m3 de gaz par an. Israël espère conquérir une petite partie du marché européen avec ses produits énergétiques», a déclaré M.Steinitz.

Le ministre n’a pas précisé quel serait le prix du gaz israélien pour les consommateurs européens.

La construction du gazoduc reliant Israël à l’Europe serait une menace pour les intérêts gaziers algériens selon Alger. L’annonce de la signature d’un accord entre Israël, Chypre, la Grèce et l’Italie pour la construction d’un gazoduc reliant l’État hébreu à l’Europe avec l’aide des Émirats arabes unis a irrité les algériens.

En effet, des experts algériens redoutent à long terme une baisse des exportations de gaz vers le Vieux Continent, ce qui entraînera une chute de ses revenus en devises fortes, constituant ainsi une menace pour les intérêts du pays. Selon ces spécialistes, l’Algérie ne sera touchée qu’en troisième position après la Russie et le Qatar, vu qu’Israël vendra son gaz au début aux pays d’Europe de l’Est et aux Balkans.

Cependant, à long terme, ces mêmes experts craignent qu’Israël prenne de plus en plus de parts de marché en Europe, réduisant ainsi la part des autres fournisseurs dont l’Algérie qui fournit 8% du gaz.

Le second point suscitant l’inquiétude des Algériens serait la possibilité que l’arrivée du gaz israélien sur le marché européen puisse amener les pays consommateurs à privilégier les contrats de courte durée. Alors que les pays producteurs couvrent les coûts de production et arrivent à se faire une marge de bénéfice acceptable en signant des contrats de longue durée avec leurs partenaires européens, selon ces experts.

Souhail Ftouh

Une exposition sur la Shoah accueillie à l’Université d’Ouzbékistan, un pays musulman tolérant

Pour les organisateurs, c’est une initiative inédite en matière mémoire sur le Holocauste. L’exposition accueillie par l’Université nationale d’Ouzbékistan, un pays d’Asie centrale, est le fruit d’un partenariat avec l’ambassade d’Israël à Tachkent.

Le 28 janvier 2019, a débuté l’ouverture de l’exposition “Shoah – Holocauste” qui s’est tenue à l’Université Nationale d’Ouzbékistan, l’université la plus importante d’Ouzbékistan.

L’Ambassadeur D’Israël son excellence, Eduard Shapira, a visité la faculté des mathématiques de haute technologie et d’ingénierie, où il a rencontré des enseignants et des étudiants musulmans . Il s’agit du premier projet créé à L’Université Nationale d’Ouzbékistan sur le sujet de Holocauste.

C’est l’établissement d’enseignement supérieur le plus ancien du pays et la première université d’Asie centrale. Le nombre de ses étudiants est d’environ onze mille.

L’Ambassadeur d’Israël à Ouzbékistan, son excellence, Eduard Shapira.

En ouvrant l’exposition son excellence l’Ambassadeur d’Israël, Eduard Shapira, a en particulier déclaré :

en ce jour, nous devons nous souvenir du peuple d’Ouzbékistan, de son hospitalité et de son humanité à l’égard des Juifs et de tous les réfugiés au cours de la seconde guerre mondiale…Parmi les milliers de réfugiés de ces années là, la famille de ma mère, qui a toujours eu de la chaleur et de la gratitude, se souvient des années qui se sont tenues à Fergana. En dépit des différences de religion, de traditions, de la vie pauvre du peuple ouzbek pendant cette période, l’ouzbek a fait preuve d’une pleine solidarité et a étendu la main de l’aide “.

En 1941-1942, on estime que plus de 150 000 Juifs qui fuyaient les zones occupées par l’armée allemande, arrivèrent en Ouzbékistan soviétique.

L’Ouzbékistan avait donné asile au plus grand nombre de Juifs réfugiés, à peu près 500 milles personnes. La ville de Tachkent est devenue “le nouveau centre” des Juifs de Moscou. Au début de l’année 1942, on y a officiellement transféré tous les services de la communauté juive.

Plusieurs milliers de Juifs ashkénazes d’Ouzbékistan soviétique combattirent dans les rangs de l’Armée rouge pendant la guerre entre l’Union soviétique et l’Allemagne ; et plusieurs d’entre eux furent tués.

Les Tachkentois R. Lev (1918-1943) et L. Margulian (1903-1943) furent nommés « héros de l’Union soviétique », la plus haute récompense militaire. Des centaines de Juifs ashkénazes travaillaient dans les usines militaires qui avaient été transférées à Tachkent.

Faire avancer “l’amitié judéo-musulmane”

Le recteur de l’Université a souligné l’importance de cette démarche pour se rappeler de la Shoah, qui au cœur de la mission des deux parties, et du dialogue interculturel afin de lutter contre les formes de radicalité.

L’histoire que nous enseignons à nos enfants doit inclure une variété d’opinions et d’histoires. L’école doit présenter les plus grands moments de l’Humanité ainsi que les moments les plus sombres”, a déclaré Gafourdjan Israïlovitch Moukhamedov.

L’Ouzbékistan compte une communauté juive importante et bien intégrée.

Les Juifs ashkénazes d’Ouzbékistan font partie des peuples sémitiques. Ils vivent en harmonie avec les locaux musulmans, ainsi qu’avec les Arméniens et les Grecs d’Asie centrale.

Un groupe assez important des Juifs ashkénazes travaillait dans la médecine. Les éditeurs et les libraires juifs jouèrent également un rôle important dans la vie culturelle du pays. En 1915, sur les dix imprimeries du quartier russe de Tachkent, cinq d’entre elles appartenaient à des Juifs ashkénazes. Certains Juifs étaient propriétaires de divers magasins, librairies et bibliothèques.

Une importante diaspora des Juifs ashkénazes continue à vivre dans l’actuel Ouzbékistan, où elle bénéficie d’une autonomie culturelle plus grande que dans les années précédentes.

Depuis 1988, il existe à Tachkent un Centre culturel juif ; en 1990, un Centre culturel ashkénaze fut fondé en son sein. Depuis 1991, ces centres dispensent des cours d’hébreu, disposent d’une bibliothèque et d’une association de charité, et ont sept filiales représentées dans d’autres villes de l’Ouzbékistan Notons que l’objectif principal de ces deux centres consiste à fournir une assistance en vue d’un rapatriement vers Israël.

En 1991, à Tachkent, a été inauguré le Centre culturel israélien, qui est lié au réseau de ces centres existant également dans d’autres pays de l’Asie centrale. Ce Centre culturel israélien diffuse des livres, des manuels scolaires, des périodiques et du matériel vidéo, et comprend différentes sections d’instruction.

Pendant la période soviétique, comme d’ailleurs pendant la période présoviétique, l’intelligentsia scientifique et artistique constituait la couche sociale la plus importante des Juifs ashkénazes en Ouzbékistan. Les plus nombreux parmi eux étaient représentés par les musiciens, les compositeurs et les critiques musicaux. Il n’est pas sans intérêt de rappeler qu’ils ont joué un grand rôle dans la diffusion de la musique classique européenne.

Souhail Ftouh

Les ennemis sont jaloux, le géant américain Intel va investir 11 milliards de dollars en Israël

Une bonne nouvelle au début de cette année; le géant américain des puces électroniques Intel a annoncé  ce 30 janvier 2019 mardi son intention de développer son site de production en Israël, des ministres israéliens annonçant que la société allait investir 40 milliards de shekels (quelque 9,5 milliards d’euros) dans une nouvelle usine.

« Intel a annoncé son intention de présenter un plan de développement au gouvernement israélien pour continuer à investir dans le site de la société à Kiryat Gat », dans le sud d’Israël, selon un communiqué des représentants israéliens d’Intel.

Lundi soir, le ministre israélien des Finances, Moshe Kahlon, a déclaré avoir été informé par Intel de sa décision « d’investir 40 mds de shekels (quelque 9,5 mds EUR) supplémentaires, une décision sans précédent censée créer des milliers d’emplois dans le sud du pays ».

Le ministre de l’Economie, Eli Cohen, a de son côté affirmé que la société américaine avait choisi de « construire son usine la plus avancée ici en Israël ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré Yaniv Gerti, PDG d’Intel Israël.

Intel offre $5,5 milliards pour acquérir Mellanox

Le fabricant de puces américain est l’une des nombreuses entreprises intéressées par l’achat de la société israélienne de connectivité de données volumineuses.

Le fabricant américain de puces électroniques Intel a fait une offre d’environ 5,5 milliards de dollars US pour acquérir la société israélienne de connectivité de données volumineuses Mellanox Technologies Ltd. L’offre représente une prime de 30% sur le cours de clôture de Mellanox au Nasdaq.

Mellanox, dirigé par le fondateur et PDG Eyal Waldman, a été au cours des derniers mois dans un processus de fixation des prix avant la vente et Intel n’est en aucun cas la seule partie intéressée. En novembre, Xilinx préparait une offre de 5,5 milliards de dollars.

Intel a des activités rivales avec Mellanox, qui développe des puces permettant une transmission plus rapide des données volumineuses. Basée à Yokneam, Mellanox vend ses produits à des batteries de serveurs dotées d’ordinateurs de grande taille, tels que des universités et d’autres organisations, dont la NASA. Les clients de Mellanox incluent également Dell et HPE, qui construisent les batteries de serveurs pour d’énormes entreprises telles que Facebook, Google et Amazon.

Mellanox aurait embauché des banques d’investissement pour l’aider à trouver un acheteur.

En 2017, Intel avait acquis pour plus de 15 milliards USD (environ 13 milliards EUR) la société israélienne spécialisée dans les systèmes anticollisions Mobileye.

Le montant de la transaction avait été présenté comme un record pour le rachat d’une société israélienne de nouvelles technologies par un groupe étranger.

Le géant de la Silicon Valley emploie actuellement 11.700 personnes en Israël dans son usine de Kiryat Gat et ses centres de développement dans tout le pays, en plus des 1.170 employés de Mobileye.

Les exportations d’Intel en provenance d’Israël ont atteint quelque 3,5 milliards EUROS 2018, selon la société.

Souhail Ftouh

Un an après, la Tunisie n’a rien fait pour rendre justice à la famille du peintre juif Victor Sarfati

 

Depuis un an que la famille du regretté Victor Sarfati attend que la justice tunisienne fait son travail pour chercher et  punir les malfaiteurs antisémites qui ont saccagé le domicile, à Carthage, de cet artiste tunisien de confession juive.

Victor Sarfati, grand aquarelliste tunisien, représentant important du patrimoine culturel de la Tunisie et connu par tous les habitants de Carthage où il vivait et où il avait une maison.

Les autorités tunisiennes n’ont pas répondu à l’appel, lancé depuis janvier 2018, par la famille Sarfati.

Les malfaiteurs savaient très bien que la famille de l’artiste est rarement dans la maison depuis le décès de ce dernier. Ils savaient  aussi avant son décès à qui envoyer des lettres de menaces de mort et d’égorgement sur fond de djihad au nom de la Palestine, entre deux cambriolages, toutes agressions jamais élucidées par la police, manifestement peu concernée par la question.

Il y a tout juste un an de cela, dans la nuit du 18 Janvier 2018, leur maison de Carthage a été cambriolée une troisième fois. Les voleurs ont réussi à entrer par la porte fenêtre de la cuisine, en arrachant la grille en fer forgé.

Ils ont mis la maison à sac, emporté tout ce qu’ils pouvaient, TV, lecteurs etc. Ils ont intégralement vidé les tiroirs et armoires, systématiquement vidé toute la maison, saccagé le bureau du regretté Victor Sarfati.

Les voisins musulmans avaient pourtant appelé la police, qui est venue prendre les empreintes et une fois ce travail fini, a refermé comme elle le pouvait la porte fenêtre fracturée. Il y avait du sang partout, l’un des voleurs s’étant sans doute blessé en cassant la vitre.

Le lendemain, les voleurs sont revenus, ont à nouveau pris ce qu’ils trouvaient mais également des tableaux de Victor Sarfati.

La police tunisien, rappelée par les voisins n’a pas jugé bon de se déplacer, alors que les voleurs ont passé la nuit sur place, lumières allumées, tout à fait tranquilles.

Le jour suivant, la porte fenêtre a été réparée. Les mêmes sont revenus dans la nuit, une troisième fois, ont tout cassé à nouveau, sont entrés dans la maison, et ont lacéré des tableaux du regretté Victor Sarfati avant de repartir tranquillement, sans être inquiétés par la police que les voisins n’ont cessé d’appeler, suppliée de se déplacer, en se rendant eux-mêmes au commissariat, sans succès.

Une réponse faite par les policiers ? Nous ne sommes pas des gardiens. Alors même qu’ils savaient que les voleurs revenaient depuis trois nuits, allumaient les lumières, fumaient des cigarettes qu’ils laissaient là en partant la journée.

La porte fenêtre ayant été bétonnée, les voleurs, revenus pour la 5ème fois, ont choisi de dormir dans l’une des voitures garées dans le jardin après avoir tenté d’ouvrir l’autre, déchiré la bâche et abîmé l’ouverture d’une portière.

Encore une fois, la police est informée mais ne juge toujours pas utile de venir les cueillir, alors qu’ils dorment là pour la 5ème nuit !

Après toute une année; aujourd’hui la famille Sarfati est écœurée par cette inertie, assommée par les dégradations et vols des œuvres du peintre tunisien, par le mépris affiché par les forces de l’ordre pour cette agression infâme et répétée, abasourdie par l’impunité absolue dont jouissent ces gens, par la totale absence de protection de citoyens honnêtes par la police.

A deux pas du Palais Présidentiel, on laisse sans bouger détruire le patrimoine culturel de la Tunisie, des voisins terrorisés obligés de faire seuls le travail de la police, et des délinquants saccager une maison, tout voler, s’installer dans la maison, sans arrêter des voleurs qui reviennent tranquillement chaque nuit dans la maison alors qu’ils sont à la disposition de la police qui en est informée en temps réel !

Rien n’a été fait par le Président tunisien pour honorer l’un des représentants de la Tunisie, Victor Sarfati, au contraire, tout est fait pour que cette famille juive tourne les talons définitivement, malgré sont attachement à son pays, malgré le fait que Victor Sarfati soit enterré dans son pays, dont il a su comme personne peindre toute la beauté.

La famille Sarfati commence à se désespérer de la justice tunisienne pour avoir justice, pour que les coupables de lettres de menaces de mort, de vols, de dégradations, de squat, soient arrêtés et jugés.

Une telle négligence de la part des autorités tunisiennes devrait faire songer les quelques juifs tunisiens qui restent à envisager de quitter ce pays et faire leur Alyia avant qu’ils soit trop tard.

Souhail Ftouh

Malgré la pression internationale, la Tunisie et l’Algérie refusent le passage de l’avion de Netanyahu

Tunis et Alger ne comptent autoriser l’appareil de Netanyahu passer dans leur espaces aériens souverains.Les autorités tunisiennes et algériennes ont fermement refusé d’autoriser l’avion du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à traverser l’espace aérien tunisien et algérien pour rejoindre le Maroc a rapporté l’agence de presse tunisienne Tunis.

Selon les mêmes sources, des responsables français, américains, espagnols, saoudiens et émiriens auraient fortement incité les responsables tunisiens et algériens à donner le feu vert pour laisser cet avion présidentiel israélien passer afin de pénétrer au Maroc, avec l’obligation de garder le dossier secret et confidentiel et de ne pas le divulguer à la presse afin de ne pas provoquer une réaction populaire  contre les gouvernements des deux pays, mais en vain.

Les mêmes sources ont indiqué que les autorités tunisiennes et algériennes avaient rejeté une autre proposition française consistant à envoyer un avion marocain pour transporter le Premier ministre israélien et traverser l’espace aérien tunisien et algérien de manière normale comme semblable à un camouflage. Ces mêmes sources n’excluaient pas une coordination tuniso-algérienne A propos de ce rejet.

La visite aurait lieu aux environs du 30 mars 2019, juste après une visite du pape François dans le pays africain, selon la chaîne israélienne Hadashot.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu chercherait à organiser une visite d’Etat au Maroc juste avant que les Israéliens ne se rendent aux urnes pour les élections du 9 avril 2019,selon des informations parues dans un média marocain.

Rabat considérerait un réchauffement des liens avec Israël comme un moyen d’obtenir le soutien de Trump dans sa revendication du Sahara occidental.

Le site francophone Le Desk a fait savoir mardi que le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben-Shabbat travaille, avec le soutien américain, à organiser une rencontre entre Netanyahu et le roi Mohammed VI au Maroc.

Selon Le Desk, Mohammed VI pourrait considérer que le développement de liens plus étroits avec l’Etat juif lui permettra de faire une percée auprès de l’administration Trump – que le Maroc courtise pour obtenir son soutien sur la question du Sahara occidental, que la majorité de la communauté internationale considère comme étant un territoire occupé.

Ni le gouvernement marocain, ni le bureau du Premier ministre israélien n’avaient confirmé jeudi ces informations.Israël et le Maroc n’entretiennent pas de relations diplomatiques. En 2017, Mohammed VI avait annulé sa participation à un sommet ouest-africain pour éviter Netanyahu.

« Israël ne répond pas aux informations portant sur des contacts avec des Etats avec lesquels Israël n’entretient pas de relations diplomatiques », a fait savoir le bureau du Premier ministre à la chaîne Hadashot.

Netanyahu, qui est également ministre des Affaires étrangères et ministre de la Défense, a fait du travail diplomatique en direction de l’Afrique, de l’Amérique latine et de l’Extrême-orient une pierre angulaire de sa politique étrangère, recherchant également des liens plus ouverts avec les Etats arabes modérés. En octobre 2018, il a effectué un rare déplacement à Oman.

Souhail Ftouh

Une rencontre importante entre l’imam tunisien Chalghoumi et le Président israélien

 

La rencontre entre l’imam franco-tunisien Hassen Chalghoumi et Le président israélien Reuven Rivlin  était fort significative ce mercredi 23 janvier 2019. C’était la cinquième fois que les deux hommes se rencontraient.

Rivlin et Chalghoumi ont discuté de tous les principaux problèmes internationaux: Syrie, situation au Proche-Orient, guerre en Lybie et la situation dans le monde arabe.

Les deux hommes ont souhaités pour 2019 la paix, la justice et la solidarité.

Rivlin a également demandé à Chalghoumi de transmettre ses meilleurs vœux aux musulmans du monde entier et a salué les journalistes présents.

Cette rencontre me rappelle mon enfance, quand j’ai compris qu’il était possible de trouver un langage commun entre des différents peuples et religions,” a déclaré le président Rivlin qui est le fils d’un professeur ayant traduit le Coran.

Le président israélien Reuven Rivlin a prôné le dialogue interreligieux auprès de représentants de la communauté musulmane de France, au premier jour de sa visite en France mercredi.

« Il y a une idée répandue selon laquelle la religion est au cœur des tensions ethniques. Mais c’est une erreur, a déclaré le président Rivlin. La croyance qui associe le judaïsme à l’islam doit être la clef de la paix, pas une justification de la violence. Maintenant, alors que le nationalisme et l’extrémisme religieux sont en progression dans le monde et en Occident, votre leadership est fondamental. Ce que vous et les représentants de toutes les communautés dîtes est particulièrement important en ce moment – non à l’antisémitisme, tolérance zéro pour le racisme en tout genre, » a déclaré M. Rivlin, devant une trentaine de responsables du culte musulman et juif.

« On m’a éduqué dans la compréhension de l’importance de connaître et de comprendre pleinement les croyances des autres peuples. Mon père, le professeur Joseph Joel Rivlin, un juif pratiquant, a traduit le Coran en hébreu. Sa foi ne l’a pas dérangé, au contraire, elle l’a aidé. Le travail de toute sa vie était de construire des ponts entre les cultures et les langues » a ajouté le président.

Faisant part de son constat d’une montée des populismes, du « fondamentalisme, (de) l’intégrisme, (de) l’extrémisme, du racisme », des « choses qui amènent l’antisémitisme », Rivlin a appelé son auditoire à bâtir « une confiance entre les religions ».

« Nous ne sommes pas condamnés à vivre ensemble mais nous sommes destinés à vivre ensemble », a ajouté Reuven Rivlin, évoquant le cas de Jérusalem où cohabitent plusieurs confessions.

L’imam Hassen Chalghoumi (à gauche) serre la main du président israélien Reuven Rivlin (à droite) avant une réunion avec les autorités musulmanes françaises, à Paris le 23 janvier 2019.

L’imam Chalghoum a jugé la rencontre « historique, forte et importante » pour « l’avenir de ces deux communautés, qui sont normalement la richesse de la France mais malheureusement sont devenues le problème de la France (…) ces dernières années ». C’est une « flamme d’espoir » dans une « période de tensions », assurant que « les religieux voulaient aller de l’avant ».

Sur sa page Facebook, l’imam Chalgoimi a dit   «J’ai eu l’honneur ce matin d’être invité à Paris par le Président israélien Rivlin à une rencontre sur le dialogue interreligieux . J’ai pu lui faire part de l’importance de cette rencontre pour l’avenir de nos deux communautés qui est normalement la richesse de la France, mais qui en ce moment est un véritable problème face à la montée d’un populisme dangereux».

C’est un message fort qu’à souhaité offrir le Président Revlin en nous recevant, nous les représentants des différents cultes et en partageant avec nous sa vision de la paix et l’entente entre les peuples et les religions.

Parmi les invités figuraient à coté de Hassen Chalghoum, l’imam de la mosquée de Drancy, près de Paris, le cofondateur du programme « Emouna, l’amphi des religions » à l’Université parisienne Science-Po (formation pour prêtres, pasteurs, rabbins, imams et moines bouddhistes), l’imam Mohammed Azizi (Il avait participé à la marche après le massacre perpétué à l’école Ozar Hatorah à Toulouse en 2012 et est à la tête de l’AMJF, la ligue d’amitié judéo-musulmane avec le rabbin Michel Serfaty), et le président de l’association des musulmans sénégalais de France, Kemadou Gassama.

« Je suis là pour saluer les efforts que déploie le président israélien pour rassembler juifs et arabes », avait déclaré peu avant  Mohammed Azizi, qui prône une « interaction pacifique ».

 

Le président israélien Reuven Rivlin lors d’une réunion avec les autorités musulmanes françaises, à Paris le 23 janvier 2019.

Un souhait du grand rabbin de France

Le grand rabbin de France Haïm Korsia a prononcé des bénédictions juives pour les dirigeants, « Béni soit-IL, celui qui partage Sa gloire avec ceux qui le vénèrent ». Il a déclaré « Dans la Bible, nous voyons qu’Ismael et Isaac se rencontrent quand ils ont besoin d’enterrer Abraham, leur père. Je me demande ce qui se produirait si des imams, des prêtres et des rabbins en Israël se rassemblaient pour visiter les tombeaux des patriarches et des matriarches afin que tous les Israéliens puissent voir que ceux qui ont une foi différente peuvent aussi croire ensemble. Cela pourrait nous donner de l’espoir ».

Il est difficile à savoir si cette rencontre a été vue par tous. Certains ne le verront pas, d’autres feront semblant dans leur but de propagande anti-israélienne de ne pas le voir. Le fait est qu’il y est. Et cela ne peut que rendre heureux.

Cela nous prouve une fois encore, que le monde musulman (bien qu’il faut le rappeler que cette expression est ambivalente ), ne se limite surtout pas aux élites politiques et médiatiques anti-israélienne. Il y a un autre monde musulman. Et cet autre monde musulman est prêt, main dans la main à bâtir le monde tant désiré, où tous seront des bons voisins avec Israël et auront leur mot à dire dans la question de normalisation des relations. Un monde musulman libéré du diktat antisémite qui s’imposera alors une bonne fois pour toute.

Pour rappel tous les stéréotypes de la judéophobie classique sont projetés sur l’État juif. Sa population juive est diabolisée et son droit d’exister contesté…. Comme par le passé, l’antisémitisme musulman actuel reproduit et multiplie les tendances à la haine des Juifs, profondément enracinées dans la conscience arabe.

La rancœur antisémite arabe est toujours dirigée contre l’existence juive en soi – et aujourd’hui, c’est le symbole le plus important de l’existence juive, l’État d’Israël. L’opposition à Israël est maintenant le point de rencontre des haïsseurs de Juifs aux couleurs politiques et idéologiques les plus diverses, le terrain d’entente de l’antisémitisme actuel. La vieille judéophobie des populations arabes est projetée sur l’État juif.

 

Souhail Ftouh

En Tunisie, Une ONG forme des futurs propagandistes pro-palestinien pour nier l’histoire juive

Ils viennent de partout de Tunisie, d’Algérie, de Mauritanie et même du Soudan pour apprendre à défendre les thèses palestiniennes et apprendre comment démolir le lien entre les juifs et leur ville Sainte. L ’Académie Tunisienne des Connaissances de Jérusalem offre des cours, des formations, et même des examens  théoriques sur la falsification de l’histoire juive pour former des futurs ambassadeurs de Al-Qods.Cette école fournit des diplômes pour les étudiants qui ont réussi des cours de propagande.

Cette école privée, qui travaille en toute légalité dans la capitale tunisienne, a élu comme domicile l’immeuble n ° 35 rue Al Jazira, 1er étage.

C’est semble-t-il la première fois que ce genre d’établissement  existe en Tunisie, un pays musulman qui se présente comme tolérant.

Ici les terroristes palestiniens sont considères comme des « martyrs» (traduction malheureuse du shahid assassin qui n’a rien à voir avec le martyr chrétien victime de persécutions).

Dans les classes de cette école de propagande on glorifie les « sombres héros de la Palestine » qui luttent contre la population juive qui vit ici près de 5000 ans et témoigne, malgré la dispersion des Juifs, de l’importance particulière de la terre d’Israël.

Dans l’Académie Tunisienne des Connaissances de Jérusalem  on accepte les candidats venant  de tous les pays musulmans. Le but selon cette école très particulière est de former des futurs ambassadeurs de Al-Qods, autrement des propagandistes  professionnels pro-palestinien.

Des étudiants, des fonctionnaires, des journalistes et même des immams s’inscrivent dans des cours qui sont axés sur la réécriture de l’Histoire millénaire de cette terre qui a joué un rôle central dans l’histoire des Juifs, si bien qu’ils l’appellent souvent familièrement Eretz (terre).

 

Ici des photos des étudiants et étudiantes  de cette école qui forme soi-disant futurs ambassadeurs de Al-Qods qui apprennent comment  réécrire l’Histoire et de falsifier la vérité.

Des cartes, des films et des livres sont disponibles pour apprendre aux futures ambassadeurs de Al-Qods de manipuler les faits historiques pour démolir tout lien possible entre les tribus d’Israël et leur ville sainte.

Pour tromper leur interlocuteurs, ces futurs candidats ambassadeurs de Al-Qods apprennent comment diminuer la signification religieuse de Jérusalem pour le judaïsme, ils apprennent aussi à effacer l’histoire de la Tombe des Patriarches à Hébron et celle de la Tombe de Rachel à Bethléem.

Ils doivent maitriser à nier et annuler toute affinité juridique, historique ou politique entre le Peuple juif et l’État d’Israël avec la Ville sainte de Jérusalem et tous les sites juifs.

Bien commode dans cette école pour ne pas parler de plusieurs vérités historiques dérangeantes. Ce qui montre un manque flagrant et délibéré de mauvaise foi et de grave désaveu de la parts des initiateurs de cette école.

Tout est fait pour promouvoir la négation de l’histoire juive de Jérusalem.

Pour justifier la thèse palestinienne, on ne parle pas ici de plusieurs épisodes de l’histoire de cette ville.

Une  falsification majeure ;  ici on enseigne aux étudiants que la ville de Jérusalem était toujours musulmane et que les b’nei Israël, les Enfants d’Israël, n’ont jamais vécu ici.

Aussi on transmet aux futurs ambassadeurs de Al-Qods que le Mont du Temple n’existe pas. La chute du Premier Temple (1000 av J.C. – 586 av J.C.) n’est pas enseigné dans cette Académie qui est soi-disant spécialisée dans l’histoire de cette ville.

Pour démolir lien entre les Israélites et leur capitale éternelle on ne reconnait pas dans cette école que les juifs reviennent d’Égypte sur leur terre ancestrale, et qu’ils s’apprêtent à reprendre possession du pays de Canaan.

Aussi les candidates doivent apprendre à nier que les Israélites se sont unifiés par les rois Saül, David et Salomon, dont le règne est pourtant brillant.

Autre exemple, les candidats et futurs ambassadeurs de Al-Qods doivent apprendre à manipuler les fais historique et présenter comme si l’islam est le seul hériter légitime de la ville. Ils sont censés pouvoir occulter l’existence du royaume d’Israël au nord, dont la capitale était la Samarie, et celui de Juda, dont la capitale est Jérusalem, au sud.

Ici on présente les juifs comme des étrangers à la ville et on ne rapporte jamais la vie dure que les Juifs auraient menée dans la Judée qui était occupée par les Babyloniens pendant le premier exil (587-538 av. J.-C.)

Le Retour des exilés juifs qui choisissent de s’en retourner en Judée et toute la période de la domination perse (538 – 332 av. J.-C.) est aussi occulté.

Même La Révolte des Maccabées (167-63 av. J.-C.) n’est pas enseignée. La Seconde destruction du Second Temple par Titus est aussi délibérément oubliée.

Pour réécrire l’Histoire et de falsifier la vérité, la défaite de Bar Kokhba (70-135) qui fut un désastre, pour les Juifs de la Terre d’Israël, au niveau militaire et politique mais aussi démographique et spirituel n’est pas reconnue. Tout cela est absent.

Plus dérangeant encore,L’Académie Tunisienne des Connaissances de Jérusalem apprend aux étudiants de stigmatiser les fouilles archéologiques israéliennes. Chose naturelle car chaque mois, les Israéliens découvrent des preuves de l’histoire juive dans leur ville.

Il y a quelques mois déjà dans la ville sainte, un sceau juif en argile vieux de près de trois millénaires a été découvert près du mur des Lamentations. Un trésor qui vient apporter la preuve que le titre de «Gouverneur de la ville», dont seul l’Ancien Testament parlait jusqu’ici, a bel et bien existé.

Un sceau en argile datant de 2 700 ans et découvert à Jérusalem a été présenté comme une première preuve matérielle de l’existence d’un gouverneur dans cette ville, selon l’autorité israélienne des antiquités.

Cet sceau rond de la taille d’un bouton a été découvert dans un bâtiment sur l’esplanade du Mur des Lamentations, dans la vieille ville de Jérusalem. Il date du sixième ou septième siècle avant notre ère et illustre l’existence d’un dirigeant juif à Jérusalem.

Par contre, pour les Palestiniens aucune trace islamique n’est trouvée dans les sous-sol de la ville. Après de nombreuses années de fouilles non surveillées et à la sauvette sous les mosquées de Jérusalem et du Mont du Temple, y compris le déboisement à outrance de toute trace historique et religieuse du patrimoine juif, les Palestiniens ne trouvent rien qui prouve leur lien avec cette ville.

Le nom de Jérusalem, qui apparaît 700 fois dans l’ancien Testament et régulièrement dans les Évangiles, n’est pas cité une seule fois dans le Coran. Il est également utile de noter que Jérusalem, tout au long de son Histoire, n’a jamais été la capitale d’aucun pays à part Israël.

Des films pour justifier l’agression arabe de 1948 et réclamer toute la terre après de 1967 

Dans cette école des films sont exposés pour préparer les candidats aux examens théoriques

Ici on justifie l’assaut arabe de 1948, lorsque les armées des pays voisins se jetèrent sur Israël afin de l’éliminer le jour même de son indépendance ! Le récit palestinien est repris tel quel.

Un film en arabe montre, par exemple, la ligne verte, « issue de l’armistice de 1949 », qui, à l’époque, « sépare l’Etat d’Israël qui a été proclamé à peine un an auparavant des pays arabes voisins comme la Jordanie ».

Curieux comme la Jordanie n’est pas appelée « régime de domination », elle qui avait envahi et occupé ce qui s’appelait désormais la Cisjordanie, allant jusqu’à en expulser tout Juif y habitant : c’est ainsi qu’un Juif expulsé en 1949 et revenant 20 ans après à Hébron ou dans l’est de Jérusalem pourrait devenir un « colon ».

Dans cette école on ne reconnait pas la ligne verte. Ici comme chez les terroristes, on revendique 100% d’Israël comme un territoire arabe. L’Académie Tunisienne de la Connaissance de Jérusalem vend des livres qui sont à la disposition des candidats qui présentent les villes israéliennes dans la ligne verte comme si elles étaient des villes palestiniennes.

Même déformation pour décrire la guerre de 1967 : dans un des cours obligatoires, le récit commence… à la fin de la guerre. « En 1967, l’armée des sionsites défait ses ennemis arabes pendant la guerre des Six Jours et conquiert plusieurs territoires. » Ne pas mentionner les causes de la guerre revient à falsifier l’histoire.

Ici les candidats n’ont pas le droit de savoir que la Cisjordanie était conquise et occupée de 1949 à 1967 par la Légion arabe qui était « sous administration jordanienne »

Dans cette école on ne reconnait pas le terme des territoires disputés. On préfère utiliser les territoires occupées pour parler des “zones d’habitation palestiniennes” et des “les implantions de peuplement” israéliennes : un terme neutre opposé à un terme stigmatisant comme occupation.

Un vidéo est présentée avec une visite des villes (« colonies ») juives comme Haïfa, Netanya, Nazareth, Eilat, Afoula,Lod et Acre. La souveraineté israélienne n’est pas reconnue : c’est le message que veut faire passer le cours dans cette école sur la “colonisation” comme si tout Israël était un territoire arabe.

 

Dans cette école, les livres disponibles présentent toutes les villes  israéliennes comme étant des (« colonies ») juives.  

Un autre film déroule ensuite le récit de la « colonisation », terme qui s’applique plus facilement si l’on ne mentionne pas le contexte historique : depuis l’antique histoire juive en Judée et Samarie en passant par la déclaration Balfour, le traité de San Remo…

Benyamin Nétanyahu est décrit comme étant « à la tête de la coalition la plus à droite d’Israël » (comprenez « d’extrême droite ».

Quant aux accords d’Oslo, le film stigmatise cet accord qui portant ils confèrent à Israël l’administration civile de la zone C de Cisjordanie et à l’Autorité palestinienne celle des zones A et B.

Mais comme le principal axe de communication est que “le problème, c’est que la Cisjordanie est complètement morcelée” (par Israël), les explications sur Oslo sont suivies de la phrase : “le problème, c’est que les colonies ont continué de se développer et de s’étendre.”

Une carte de l’école ne montre pas que les implantations Israéliennes se situent toutes en zone C, une zone sur laquelle l’administration a été conférée à Israël, selon les termes d’un accord avec les Palestiniens, jusqu’à ce que de nouvelles négociations entre les deux parties fassent éventuellement un jour évoluer ce statut.

Le généreux compromis que les Israéliens ont faits ne sont pas aussi mentionnés. Ni les offres faites par Éhoud Barak en 2000.

Dans un autre texte de plus de 2000 mots, qui parle du conflit entre Israël et les Palestiniens et des Accords d’Oslo de 1993, le mot « paix » n’apparaît aucune fois. Pas une.

Pour un conflit dans lequel l’enjeu principal est la fin du terrorisme, les attentats divers et la reconnaisse des droits des deux peuples, c’est flagrant. La violence qui devient insoutenable, contre les Israéliens, compte comme facteur de blocage du processus de paix.

Il est inconcevable de laisser des propagandistes pro- palestinien profiter de ce genre de ONG pour dicter leur propre narratif, falsifier l’Histoire et délégitimer Israël. La Tunisie semble fermer les yeux sur ce genre de ONG extrémistes et anti-israéliens.

Leur intentions partisanes et politiquement motivées, ont pourtant un objectif clair ; celui de renforcer le caractère islamique de Jérusalem et de nier, voire supprimer, toutes traces du judaïsme et de la chrétienté à Jérusalem.

Ce n’est pas en falsifiant l’histoire qu’on trouvera la paix.

Souhail Ftouh

En Tunisie,une ONG se spécialise dans la falsification de l’histoire de Jérusalem

 

Les tentatives systématiques de réécrire l’Histoire millénaire de notre région, et de nier tout lien entre le Peuple juif et la Terre d’Israël ne cessent pas. En Tunisie, par exemple, une ONG prend à sa charge la mission de promouvoir la négation de l’histoire juive de Jérusalem.  

L’Académie Tunisienne des Connaissances de Jérusalem organise du 8 au 10 février 2019 une série de conférences de formations et d’informations  qui seront présidées par une invité palestinienne  qui porte le nom de Ammal Khalifa.

Ces conférences visent, selon l’affiche de l’annonce en arabe, à former des élites pour défendre la position palestinienne sur le soi-disant « projet de judaïsation de la ville sainte d’al-Qods qui comprend des mesures religieuses, démographiques et politiques. »

Le lieu de ce rendez-vous est prévue au siège de cette ONG, à l’immeuble n ° 35 rue Al Jazira, 1er étage, bureau n ° 5, Tunis.

Le prix de l’entrée pour chaque conférence est de 50 dinars sois 15 euros. Ces conférences seront organisées du 9 du matin à 13;30 selon l’horaire de Tunisie.

Ce genre de conférences implique une négation totale de l’autre, d’Israël.

En plus elles constituent une occasion pour légitimiser les mensonges palestiniens sur l’histoire de cette ville et justifier l’intransigeance arabe.

Ammal Khalifa va expliquer «que sa patrie a une soi-disant très longue histoire et que ses origines proviennent du peuple cananéen, qui a vécu il y a 3 500 ans depuis la première communauté agricole de l’Histoire humaine à Jéricho, et de la plus ancienne ville, Jérusalem. C’est aussi Hébron, celle de notre patriarche Ibrahim, ainsi que Bethléem, la ville de la nativité de Jésus. »

Comment accepter ces mensonges insensés ?

Il est triste et bien regrettable qu’aucun spécialiste de l’histoire juive  ni aucun professeur ne sera là pour protester contre ce grossier mensonge. Car il sera important de rappeler à cette invitée palestinienne que l’existence du Peuple juif sur sa Terre ancestrale dure depuis 5759 ans.

Ce n’était pas la première fois que les Palestiniens affirment qu’ils sont les descendants du peuple cananéen, ce peuple qui vivait dans le pays de Canaan avant que les Hébreux ne s’y installent.

Même Yasser Arafat avait affirmé un jour que les Palestiniens étaient les descendants des Jébuséens, qu’il décrivait comme une tribu cananéenne. Arafat disait souvent que les Palestiniens représentaient la « nation des braves ou des héros » (kum jabarin). Ce terme est pris d’un verset du Coran concernant les Hébreux. Aussi il s’agit de cette fameuse « nation de géants » décrite par la Bible

Quant à l’origine du nom Palestine, elle n’est sans doute pas arabe. L’Empereur romain Hadrien avait choisi le nom Palestina (en référence aux Philistins) suite à la défaite de la révolte de Shimon Bar Kokhba en l’an 135 de notre ère. Son but était de rayer la Judée de la carte et d’y réduire à néant toute connexion de l’Histoire avec les Juifs.

Ce déni par les Palestiniens des racines des enfants d’Israël se poursuit malheureusement jusqu’à nos jours.

Ce déni total de l’histoire juive trouve des échos dans le refus de reconnaître toute connexion du peuple juif avec le Mont du Temple et l’existence même d’un Temple juif. Ce récit palestinien mensonger est directement lié à la volonté de détruire le seul pays juif dans le monde.

Selon l’historien palestinien Muhammad Y. Mouslih, durant les 400 ans de domination ottomane (1517-1917), et avant le mandat britannique, « il n’y avait aucune entité politique appelée Palestine ».

En arabe, cette région était connue comme Al-Ard al-Ayour (Terre Sainte), ou Surya al-Janubiyya (sud de la Syrie), mais pas Palestine. Il n’existe non plus aucune tribu palestinienne qui s’identifie par ses racines au pays de Canaan.

Tous les Palestiniens d’aujourd’hui viennent  des anciennes tribus qui se considèrent comme Arabes et descendantes des principales tribus du Hedjaz, aujourd’hui l’Irak et la péninsule arabique. Même la famille Kanaan de Naplouse revendique des origines en Syrie. Certaines familles sont d’origine kurde ou égyptienne, et parfois même d’ascendance juive ou samaritaine comme c’est le cas à Hébron.

Le roi Faysal s’opposait au début du mandat britannique à séparer la Palestine de la Grande Syrie. Par ce fait accompli, il souhaitait ainsi que tous les gouvernements syriens, installés après lui, ne puissent créer un État palestinien indépendant qui se détacherait de la Syrie.

Soulignons que l’Empire Ottoman était un gigantesque espace ouvert, où se déroulaient librement des migrations internes, de personnes et de tribus nomades. Par conséquent, les tribus arabes installées sur la Terre d’Israël étaient très variées. Durant toute la période de l’Empire Ottoman, les Arabes du pays ne s’identifiaient pas comme Palestiniens.

Rappelons une fois encore que le terme Palestine est un mot occidental régulièrement utilisé par les Juifs ayant immigré dans le pays. Les sionistes s’appelaient Palestiniens alors que les Arabes s’identifiaient tout simplement comme Arabes. Par exemple, les institutions sionistes locales, telles que la Banque anglo-palestinienne, le journal Palestine Post, n’étaient que « Palestiniens » alors que les institutions arabes, tel que le Haut Comité arabe, étaient largement « Arabes ».

Théorie grotesque associe aux Cananéens

Les Palestiniens font fréquemment le lien entre eux et les Cananéens. Cette ridicule thèse selon laquelle les Palestiniens seraient en réalité des Cananéens est un mensonge répétitif chez les Arabes. Elle fait partie des légendes et d’inventions gratuites des Palestiniens.

Les Palestiniens n’avaient jamais construit de villes ou villages ; tout était déjà construit par les juifs. Aucun Etat arabe avant 1967 ne portait le nom de Palestine. Les juifs pourtant avait un Etat depuis plus que 5000 ans et une monnaie nationale;  le Shekel est la preuve irréfutable.

Le Shekel fait référence au sicle (en hébreu shekel), l’unité de poids utilisée par les Hébreux (il en est fait mention dans certains passages de la Bible et il est notamment utilisé pour recenser le peuple dans le désert après la sortie d’Égypte). Le sicle biblique valait 6 grammes d’argent.

Le mot shekel apparaît même dans la Bible lors de l’achat par Abraham de la grotte de Makhpela : « Et Abraham pesa à Ephron… quatre cents sicles d’argent, monnaie courante. » (Genèse 23:16).

Il est important de préciser que le premier Royaume juif naquit en Palestine en 995 avant Jésus-Christ

Aucun Palestinien ni Arabe n’existait lorsque David consolida son pouvoir au-delà du royaume de Judée. Sa capitale était la Galilée. Pendant ce temps, le fils de Talout gouvernait sur Jérusalem et ses alentours.

En l’an 1000 avant Jésus-Christ il y eut une bataille entre David et son adversaire, le fils de Talout, dont David sorti vainqueur. Il entra dans Jérusalem et en fit la capitale d’Israël. Son règne s’étendait sur une grande partie de la Terre juive. Une telle évidence dénie tout type de droit de la part des Palestiniens sur la Terre juive ou de revendications de la racine sur cette terre.

Cette année la, David mourut, son fils Salomon, dont les célèbres histoires sont contées dans le Coran, succéda à la tête de la dynastie. Dieu lui assujettit les forces de la nature comme le vent mis à son service les génies, les oiseaux et tous les animaux qui réalisaient tout ce qu’il leur commandait, comme par exemple, la construction d’autels, statues et palais entre autres. ‘’Saba’ ’’(13). À la mort de Salomon, la dynastie se morcela entre ses fils et s’affaiblit.

Les Palestiniens arrivent trop tard.

La première génération de dirigeants musulmans palestiniens à avoir participé à la grande Révolte arabe des Hachémites date de 1916. Ils appartenaient à l’administration hachémite de Syrie. Ce n’est qu’après la chute du roi Faysal qu’ils firent le chemin vers la Palestine.

En réalité la Palestine faisait partie de la Grande Syrie et, de fait, les Palestiniens, eux-mêmes n’avaient  pas leur propre identité palestinienne.

Il est aussi curieux et intéressant de constater que le drapeau de la Palestine est en fait l’étendard de la Grande révolte arabe des Hachémites. Il est aujourd’hui encore le drapeau officiel du parti Baas syrien. Il fut adopté officiellement par les Palestiniens lors du premier Congrès de l’OLP en 1964. Les couleurs du drapeau représentent des symboles de l’Histoire islamique et ne sont en aucun cas liées spécifiquement aux Palestiniens.

Le 23 mars 2012, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité nationale, Fathi Hammad, avait lié les origines des Palestiniens à l’Egypte et à la péninsule arabique en donnant des explications judicieuses :

« Qui sont vraiment les Palestiniens ? Nous connaissons de nombreuses familles du nom d’al-Masri, dont les racines sont égyptiennes ! Ils peuvent venir d’Alexandrie, du Caire, ou d’Assouan. Nous sommes en réalité Egyptiens, des Arabes, des Musulmans. Personnellement, la moitié de ma famille est égyptienne et l’autre saoudienne. »

Certains Palestiniens confirment néanmoins dans des conversations privées, leur très ancienne origine juive. Par exemple, les villageois du mont Hébron, en particulier dans le village de Yatta, s’appelaient « les Juifs ».

En conclusion, nous pouvons apporter de nombreux exemples et prouver que les Palestiniens trompent systématiquement les Arabes en prétendant qu’ils sont Cananéens. En effet, nous avons constaté qu’aucune tribu palestinienne ne s’identifie avec le pays de Canaan et que les Cananéens proviennent probablement du Liban. Même la grande famille Kanaan de Naplouse situe ses origines en Syrie.

Il est donc bien temps que cesse cette campagne mensongère des palestiniens. Aucun historien digne de ce nom ne pourra accepter le plus grotesque mensonge du siècle.

Il est bien temps de rétablir la vérité historique afin que les  intellectuels Arabes cessent leur campagne mensongère et choisissent enfin un narratif positif et constructif.

Souhail Ftouh